Le Forum Catholique
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( 1000613 )
Réjouissons nous : abondance de sacres en vue par Ludwik (2026-06-18 09:38:21)
Voir ici.
Mgr Roy, ancien membre de la FSSPX, annonce le futur sacre du fondateur et supérieur des Rédemptoristes transalpins.
Cette communauté fut alliée à la FSSPX avant de se rallier à Rome.
Tout cela est passionnant et plein de bon sens.
Des co-consécrateurs de la lignée Williamson et pourquoi pas de la FSSPX serait un beau signe visible de l'unité dans la foi, et notamment de l'unité dans le foi en ce point fondamental de la doctrine traditionnelle: plus il y a d'évêques, plus on rit.

( 1000616 )
Le consécrateur étant lui même un vivant symbole d'unité par Ludwik (2026-06-18 09:47:15)
[en réponse à 1000613]
D'autres auraient dit : une synthèse.
Ordonné par Mgr Williamson et sacré par Mgr da Silva, lui-même sacré par Mgr Dolan (également ex-FSSPX).
Autrement dit, une succession apostolique thuciste.
L'universalité de l'Église est véritablement incarnée ici par ces brillants individus.

( 1000617 )
d'autant plus par Réginald (2026-06-18 09:50:27)
[en réponse à 1000616]
que le consécrateur est à l'origine d'une idée géniale : la convocation d'un
concile général imparfait qui réunirait tous les "vrais" évêques, déclarerait la vacance du Siège Apostolique et donnerait enfin un vrai chef à l’Église.

( 1000618 )
J'ai un grand respect pour lui, par Ludwik (2026-06-18 09:55:29)
[en réponse à 1000617]
Pour cette brillante idée.
Mais un véritable problème se pose à ma conscience :
Que faire du seul et unique successeur de Pierre, sis à Palmar de Troya ?
Lui aussi issu d'une lignée thuciste.
Thucistes de tous les pays, unissez-vous !
En tout cas, il est évident que toutes ces divisions montrent de manière éclatante que là se trouve la véritable Église, raison pour laquelle Satan s'acharne à les diviser.
Leurs divisions sont en réalité un signe indubitable d'unité et de catholicité.

( 1000619 )
L'île de Papa Stronsay par Réginald (2026-06-18 10:07:59)
[en réponse à 1000618]
L'île de Papa Stronsay au nom prédestiné me paraît l'endroit idéal pour réunir le futur concile général imparfait. Avec ses 0,74 km², elle offrirait un cadre à la mesure du projet : quelques évêques, quelques religieux, et la lourde tâche de trancher le sort de Vatican II, de la réforme liturgique et de plusieurs décennies de vie ecclésiale.
Les vents glacés de l'Atlantique Nord, les falaises battues par les tempêtes, les ciels de plomb et les horizons désertiques fourniraient un décor parfaitement adapté aux dernières heures de la grande apostasie. Isolée aux confins du monde habité, l'île offrirait ce mélange de gravité eschatologique et de solitude monastique que requiert une entreprise appelée à juger six décennies d'histoire de l'Église. Il ne manquerait plus qu'un peu de brouillard sur la mer pour achever ce tableau d'une chrétienté réduite à un dernier îlot de fidèles contemplant, depuis les Orcades, les ruines supposées de la catholicité.

( 1000622 )
Cher Réginal, pourquoi n'y participerions nous pas ? par Ludwik (2026-06-18 10:26:49)
[en réponse à 1000619]
Il est conforme à la tradition la plus ancienne que des laïcs participent aux conciles œcuméniques.
Palmar de Troya y enverrait son légat.
Guérard, de bienheureuse mémoire, serait proclamé docteur de l'Église.
Les sacres sans mandat : outil de la Providence ?
Pardon, mandat il y a, celui de la Rome éternelle ; j'oubliais.
On remarquera que, dans ces lignées thucistes, un certain nombre d'excellences furent d'abord prêtres de la FSSPX. Ce qui est rassurant.

( 1000621 )
Regardons les fruits... par Pétrarque (2026-06-18 10:25:35)
[en réponse à 1000613]
Quels sont les fruits des consécrations de Mgr Willamson ?
Combien de prêtres ?
Combien de séminaristes ?
Combien de fidèles ?
Quelle fécondité ?
Vous persiflez, libre à vous.
Les thucistes dégringolent d'un évêque psychologiquement défaillant, qui a alterné entre des positions ultra-progressistes et de pathétiques errements schismatiques.
On voit mal le rapport avec l'oeuvre de Mgr Lefebvre, si ce n'est que Mgr Willamson garde devant Dieu la responsabilité d'avoir dévoyé son épiscopat et d'avoir conduit ceux qui l'ont suivi dans une impasse complète.
Le combat est titanesque, le démon s'immisce partout, et personne là au milieu ne peut se prévaloir de ne jamais pouvoir tomber.

( 1000624 )
Le nombre, marque évidente de la vérité; par Ludwik (2026-06-18 10:31:27)
[en réponse à 1000621]
Tout à fait d'accord.
Surtout avec votre dernière phrase : les divisions sont le signe de l'acharnement du Démon et, donc en creux, de la justesse du combat.
Une vraie question : combien de prêtres de la FSSPX (formés dans les séminaires de la FSSPX) sont devenus évêques ?

( 1000637 )
Vous êtes en pleine forme... par Pétrarque (2026-06-18 11:20:49)
[en réponse à 1000624]
C'est distrayant.

( 1000641 )
Oui c'est vrai par Ludwik (2026-06-18 11:33:17)
[en réponse à 1000637]
Je reviens de Saint-Pierre-et-Miquelon et j’encaisse le décalage horaire avec le Kazakhstan. Le FC est un bon exutoire.
Amitiés.

( 1000648 )
Les fruits, ça suffit ! par Bibracte (2026-06-18 13:32:04)
[en réponse à 1000621]
C'est toujours la même rengaine : il y aurait de bons fruits parce qu'il y aurait du nombre. Quand on dit qu'on juge l'arbre à ses fruits, on ne demande pas s'ils sont nombreux, on demande s'ils sont bons ! Quels sont les fruits, par exemple, des consécrations épiscopales de Mgr Thuc ? Combien de prêtres ? Combien d'évêques ? C'est formidable, non ?
En réalité, le critère des bons et des mauvais fruits est écrit dans la Bible (Gal 5):
On sait bien à quelles actions mène la chair : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme, envie, beuveries, orgies et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait : ceux qui commettent de telles actions ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu.
Mais voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi.

( 1000653 )
Oui ? par Pétrarque (2026-06-18 15:56:03)
[en réponse à 1000648]
Je ne vois pas le rapport entre ce que je dis et ce que vous écrivez.
Mais ce n'est pas grave.
Il fait chaud.

( 1000657 )
Mes excuses par Bibracte (2026-06-18 16:56:39)
[en réponse à 1000653]
J'ai lu trop vite et fait un contresens, il fait effectivement chaud...
Je maintiens quand même le fond de mon propos, le nombre n'est pas un critère, ce que votre message sous-entendait clairement.

( 1000662 )
Pas de mal ! par Pétrarque (2026-06-18 18:14:15)
[en réponse à 1000657]
Tout le monde peut répondre trop vite, j'en fais régulièrement l'expérience moi-même.
Concernant le nombre, il n'est certes pas un critère en soi, mais quand on fonde une union sacerdotale, qu'on fonde un séminaire, qu'on a zéro vocation, et qu'on se retrouve bientôt avec plus d'évêques que de prêtres (voire de fidèles...), il est difficile de ne pas y voir des signes.
Non ?

( 1000680 )
Vous avez parfaitement raison... par Pol (2026-06-19 10:49:34)
[en réponse à 1000662]
...et en plus, on devrait même éviter de mentionner ces Evêques. JMJ.

( 1000835 )
Pour « la religion de Vatican II » la division est une valeur par Marco Antonio (2026-06-22 17:05:55)
[en réponse à 1000648]
En réalité, le critère des bons et des mauvais fruits est écrit dans la Bible (Gal 5):
On sait bien à quelles actions mène la chair : [...] divisions, sectarisme [...]
Les autres, en l’absence d’autorité, se divisent (ce qui n'est qu'une confirmation de cette absence), mais pour « la religion de Vatican II »
la division elle-même est
une valeur. Pensez à la doctrine sur la liberté religieuse, au faux œcuménisme et aux doctrines sur les religions non chrétiennes, à la synodalité, à la laïcité positive, etc., etc., etc.

( 1000635 )
Pas plus ridicule par Halbie (2026-06-18 11:12:35)
[en réponse à 1000613]
Que le triste spectacle de l'Église conciliaire

( 1000638 )
Au moins ça a le mérite d'expliquer par Ptitlu (2026-06-18 11:23:15)
[en réponse à 1000613]
Leurs difficultés avec Rome

( 1000667 )
Il s'agirait de ne pas faire de jaloux par DumVolviturOrbis (2026-06-19 00:46:24)
[en réponse à 1000613]
Que chacun puisse avoir ses sacres, il ne faudrait surtout pas faire de jaloux. C'est tendance actuellement dans certains milieux...
La succession apostolique avance décidément à grande vitesse chez les sédévacantistes et autres. Plus le lien avec Rome se distend, plus les lignées épiscopales semblent développer une étonnante capacité à se transformer en triangles, en cercles et parfois en plats de spaghettis.
Heureusement qu'il existe
la fameuse et génialissime Magna Carta pour s'y retrouver. Encore que six ans après sa publication, elle est déjà obsolète. Il serait temps d'en sortir une nouvelle édition revue, corrigée et augmentée. Curieusement ceux qui trouvent que l'Église va trop vite n'en sont pas en reste en ce qui concerne le développement accéléré de ce diagramme.
Comme pour la noblesse, il y a désormais les sédévacs d'Ancien Régime et les sédévacs d'Empire. Dans ces milieux où l'on revendique volontiers une ancienneté remontant à Thuc, Carmona ou Dolan, certains doivent considérer les williamsoniens comme des rigolos, peu crédibles en raison de leur jeunesse. Mais ceux-ci se rattrapent grâce une capacité assez remarquable à sacrer à tour de bras. L'état de nécessité peut faire des miracles !
À ce rythme, Mgr Thuc va passer pour un faible sur la Magna Carta.
On rigole, mais tout cela doit nous rappeler à quel point il est dangereux de rompre le lien d'obéissance avec Rome. À bon entendeur...

( 1000673 )
Vous mettez toutes ces tendances dans le même sac ? par Capucin (2026-06-19 09:19:57)
[en réponse à 1000613]
Prétendez-vous que vous mettez toutes ces tendances "dans le même sac", au vu de l'ironie que vous déployez dans tous vos messages sur ce fil ?
Cela serait le signe d'une profonde médiocrité d'analyse, vous qui vous faites constamment le héraut de l'analyse en profondeur des choses et des spécificités des situations.
N'oubliez pas un petit bémol : si c'est tendances sédévacantistes existent, c'est précisément qu'il y a une cause profonde qui les a fait naître. C'est la faillite sans précédent des Hommes d'église qui défigurent la sainte Église de NSJC. Cela en est une conséquence directe comme il y en a des dizaines d'autres visibles quotidiennement.
C'est donc plus un drame qu'une chose à prendre à la légère.

( 1000675 )
Plus un drame qu'une chose à prendre à la légère par DumVolviturOrbis (2026-06-19 09:53:29)
[en réponse à 1000673]
Vous avez tout à fait raison.
Alors pourquoi me tomber dessus quand je dénonce la communication hollywoodienne des sacres à venir, l'organisation de la kermesse du siècle, la faiblesse des arguments pour justifier cet acte ? Bref on est très loin de la gravité de Mgr Lefebvre en 88. Et je m'étonne chaque jour d'avantage que les "gardiens de la Tradition" ne s'offusquent pas de cette légèreté que tout le monde (en dehors de le FSSPX) relève.
Donc vous avez raison, on ne devrait pas traiter le problème des sédévacs avec autant d'humour. Et on devrait chialer en voyant la direction que les supérieurs de la FSSPX donnent à la Fraternité.

( 1000676 )
Je ne vous "tombe" pas dessus par Capucin (2026-06-19 10:25:37)
[en réponse à 1000675]
J'estime simplement que la communication autour des ordinations épiscopales du 1er juillet n'est pas encore au stade Hollywoodien.
Vous avez tout à fait raison sur le fait que la gravité de NNSS Lefebvre et de Castro-Meyer en 1988 était d'une autre nature mais la période était différente probablement. J'ajoute qu'il y avait beaucoup de journalistes présents et des caméras sur les côtés de l'autel en 1988 car c'était les moyens de communication de l'époque.
La communication actuelle est aussi due à l'ère de la grande communication/connexion dans laquelle nous sommes. C'est très trivial mais si l'on veut marquer les esprits, hélas, il faut passer par un côté "com'".
Je vous rejoins sur la gravité des choses. J'ai simplement le sentiment que critiquer la FSSPX sur les sacres en argumentant "et en plus, ils font toute cette communication!", c'est un peu l'argument du "et en plus, et en plus, et en plus regardez". On peut être d'accord ou non sur la démarche mais je déplore le fait que cela serve d'argument "facile" pour critiquer une énième fois la FSSPX parce qu'on ne l'aime pas ou parce qu'on a décrété que.
En revanche, je ne vois pas de légèreté de mon côté mais plutôt de la gravité dans les déclarations des supérieurs de cette communauté ce qui va dans l'esprit de l'Eglise. Je ne saurais dire la même chose pour les sédévacantistes mais je préfère m'abstenir de juger.
Je ne vous reproche rien et je vous présente toutes mes excuses si c'est l'impression que cela a donné.

( 1000678 )
Là où l'on pourrait "chialer"... par Pétrarque (2026-06-19 10:45:48)
[en réponse à 1000675]
...c'est en entrevoyant deux secondes la suite des événements si rien n'était fait.
La crise dure, elle s'aggrave, et tout ce qui a pu être sauvé de la messe, des pédagogies et des sacrements traditionnels ne l'a été que par une suite de désobéissances.
L'objet de ces désobéissances est, je le reconnais, d'une gravité croissante. Moins, à mon avis, parce que Mgr Lefebvre et la FSSPX se seraient radicalisés ou qu'ils se seraient coupés de l'Eglise de plus en plus profondément, mais bien parce que l'état de cette dernière n'a cessé de se dégrader depuis l'après-Concile.
Et, au-delà des opinions tranchées de part et d'autre, il y a une réalité tenace qui démontre effectivement l'intention des autorités de l'Eglise d'en finir avec la messe traditionnelle.
Toutes les analyses théologiques ou ecclésiologiques peuvent avoir leur valeur et des tonnes d'arguments peuvent être opposées dans un sens ou dans l'autre, mais il n'en demeure pas moins que nous sommes face à un choix crucial.
Et ce choix est tout aussi crucial, voire plus, qu'en 1988. Le fait que des évêques extérieurs à la FSSPX appuient les sacres est à ce titre révélateur, quand on constate combien Mgr Lefebvre était seul voilà 38 ans.
Enfin, je distinguerais pour ma part l'acte des sacres eux-mêmes dans sa perspective théologique et historique et les contingences de leur organisation pratique qui, j'en conviens, reflètent les tendances et les modes d'une époque, et sont bien critiquables pour certaines.

( 1000677 )
Il y a un coté grotesque par Ludwik (2026-06-19 10:36:35)
[en réponse à 1000673]
C'est précisément ce que je veux souligner à propos de ces proliférations épiscopales.
Avec un peu de recul, j'ai parfois l'impression d'observer des patients de psychiatrie, et je dis cela sans méchanceté.
Je m'explique : si la logique interne (c'est-à-dire la cohérence des idées entre elles) est, d'une certaine manière, préservée, la logique externe (la cohérence avec le réel) fait complètement défaut.
Pour ce qui est de la FSSPX, que j'apprécie beaucoup par ailleurs, je reste assez perplexe devant la communication faite autour des sacres (pensez à la « cuvée » des sacres !), je n'insiste pas.
Enfin, les promesses du Christ valent pour l'Église, n'est-ce pas ? Que l'Église latine vienne à disparaître (ce que je ne crois pas) serait un drame épouvantable, mais elle ne se confond pas avec l'Église tout entière.
De même, le rite romain n'est pas le seul rite traditionnel.
Et ainsi de suite.
Pour ce qui est des analyses détaillées et nuancées, il reste frappant de constater que, sur le FC, la moindre chapelle non una cum est connue dans ses nuances théologiques les plus fines, tandis que des points essentiels de l'histoire de l'Église sont ignorés ou considérés avec mépris.
Les exemples sont légion.
En réalité, il suffit de prendre un peu de distance par rapport à cette actualité pour s'en rendre compte.
Donc oui, c'est tragique, mais aussi parfois très drôle.
Et certains s'en rendent compte de l'intérieur. Nombre d'évêques thucistes sont d'ailleurs de parfaits escrocs, parfois avec femme et enfants (parmi les cas les moins extravagants), et assument en privé la dimension lucrative de leur activité. Pensez à Palmar de Troya !
J'ajoute qu'il faut aussi s'interroger sur la cohérence, ou plutôt sur la logique commune, de ces parcours. Ma question concernant le nombre d'évêques passés par la FSSPX comme prêtres ou séminaristes est une véritable question. Et la question suivante est pourquoi ?
PS : Je rappelle que Palmar de Troya n'est pas un cas à part. C'est le père Guérard des Lauriers, théologien brillant, auteur du Bref examen critique du novus ordo, etc. et ancien professeur à Écône, qui a procédé à des sacres dans cette mouvance, prenant tout à fait au sérieux cette fondation.
Or, ce n'est pas la logique interne qui manquait à Guérard des Lauriers ; mais son rapport à la réalité qui parait contestable.
J'ai bien peur que certains, au sein de la FSSPX, n'aient le même problème.

( 1000679 )
Erratum par Ludwik (2026-06-19 10:46:46)
[en réponse à 1000677]
Mon clavier à fourché.
C'est Mgr Thuc qui a sacré à Palmar.
Le pére Guérard a été sacré par ce même évêque.

( 1000682 )
Merci beaucoup par Roger (2026-06-19 11:24:18)
[en réponse à 1000677]
Malheureusement pour certains liseurs la FSSPX étant exempte par nature de toute erreur, il ne serait sans doute pas vraiment nécessaire de s’intéresser au monde réel !

( 1000683 )
[réponse] par Sopotec (2026-06-19 11:50:28)
[en réponse à 1000677]
"J'ajoute qu'il faut aussi s'interroger sur la cohérence, ou plutôt sur la logique commune, de ces parcours. Ma question concernant le nombre d'évêques passés par la FSSPX comme prêtres ou séminaristes est une véritable question. Et la question suivante est pourquoi ?"
Ce n'est pas très compliqué à comprendre, la FSSPX est sur une ligne de crête : elle reconnait la succession apostolique mais elle ne souhaite pas en dépendre pour le moment pour des raisons que tout le monde a bien noté sur ce forum.
Vous vous focalisez sur les prêtres partis vers le sédévacantisme mais il y a sans doute tout autant qui ont rejoint les diocèses et y ont été incardinés. Sur les raisons, c'est très personnel et souvent très humain, de la lassitude d'être en marge ou à l'inverse du goût de l'indépendance.

( 1000684 )
Ce n'est pas tant le départ de ces prétres que leurs consécrations épiscopales par Ludwik (2026-06-19 12:15:28)
[en réponse à 1000683]
Se faire sacrer évêque est un acte tout à fait particulier, très différent du fait de quitter un institut, que ce soit pour un diocèse ou pour un autre institut, ce dernier fût-il sédévacantiste.
Je ne suis pas spécialiste et je suis sûr que les lecteurs du FC compléteront cette liste de clercs issus de la FSSPX devenus évêques, et dont certains ont eu d'importantes fonctions dans la FSSPX :
* Mgr Andrés Morello (lignée Thuc), ancien recteur du séminaire FSSPX de La Reja, me semble-t-il.
* Mgr Clarence Kelly (ancien supérieur de district de la FSSPX, à vérifier).
* Mgr Daniel Dolan.
* Mgr Donald Sanborn.
* Mgr Franco Munari.
* Mgr Fernando Altamira.
* Mgr Terence Fulham.
* Mgr Pierre Roy.
* Mgr Joseph Santay
* Les six évêques consacrés par Mgr Williamson, dont cinq formés à la FSSPX :
⇒ Mgr Jean-Michel Faure, ordonné prêtre par Mgr Lefebvre en 1977, ancien supérieur du district d'Amérique du Sud.
⇒ Mgr Thomas d'Aquin (Miguel Ferreira da Costa).
⇒ Mgr Gerardo Zendejas, formé au séminaire FSSPX de La Reja, ordonné prêtre en 1988, ancien prieur de la FSSPX.
⇒ Mgr Giacomo Ballini, ordonné prêtre à Écône (FSSPX) le 29 juin 2011.
⇒ Mgr Paul Morgan, ordonné prêtre par Mgr Lefebvre à Écône le 29 juin 1988 (cérémoniaire des sacres du lendemain, je crois), ancien supérieur du district de Grande-Bretagne (2003-2015).
⇒ Mgr Michał Stobnicki.
Auquel il faut ajouter, Mgr Jean-Noël Baumann (sacré par Mgr Thomas d'Aquin)
Excusez-moi, Ce n'est pas anecdotique, et cette liste donne le vertige, et je suis sûr que j'en ai oublié.
La question sous-jacente est la suivante : quelle ecclésiologie, quelle théologie de l'épiscopat ont été enseignées ?

( 1000687 )
Je pense qu'il faudrait .... par Pol (2026-06-19 13:10:46)
[en réponse à 1000684]
....ignorer ce sujet des Evêques sédévacs pour le bien commun.(Providence will provide).

( 1000688 )
Déficiences théologiques de la FSSPX concernant l’épiscopat par Signo (2026-06-19 13:49:12)
[en réponse à 1000684]
Je pense que petit à petit, la FSSPX est en train d’adopter une fausse conception de l’épiscopat.
J’en veux pour preuve cette phrase qui m’a un peu choqué dans un article récent du Courrier de Rome. L’abbé Gleize y affirme que « dans la personne de l’évêque qui possède le pouvoir d’ordre en vertu de sa consécration, il n’y a nulle ordination essentielle, nulle exigence, nulle puissance même à un quelconque pouvoir de régence. »
Cette dissociation radicale entre l’épiscopat et la fonction de gouvernement me parait radicalement erronée au regard de ce qu’est l’épiscopat catholique. Il est évident que le munus regendi est une fonction essentielle de l’épiscopat, comme le prouve le rite de consécration épiscopale lui-même, qu’il s’exerce ensuite par l’exercice d’une juridiction ou non.
Je me souviens avoir également entendu dans une de ses conférences Mgr Lefebvre dire qu’un évêque sert d’abord et avant tout « à faire des prêtres », ce qui est pour le moins inexact ou incomplet. Mgr Lefebvre comme tout homme avait ses limites et il arrive à tout le monde de dire oralement des inexactitudes. Mais des limitations théologiques durcies et transformées en doctrine erronée enseignée de manière systématique peuvent avoir des conséquences graves. Cette fausse conception de l’épiscopat, qui il est vrai constitue un durcissement et une systématisation de certaines tendances déjà présentes dans la théologie occidentale préconciliaire, et que Vatican II avec Lumen Gentium a heureusement corrigé, est peut-être une des clés expliquant cette profusion de sacres illicites dans les mouvances radicales issues du lefebvrisme.
Pourtant cette dissociation radicale n’est pas nécessaire pour justifier les sacres. Transmettre une aptitude au gouvernement, ce n’est pas automatiquement transmettre une juridiction. Les quatre évêques qui seront sacrés le 1er juillet recevront bien cette aptitude par leur consécration, mais en s’abstenant de l’exercer, ils manifesteront l’absence de juridiction et donc de situation schismatique. Car c’est bien la prétention à exercer une juridiction en constituant une hiérarchie parallèle à la hiérarchie légitime qui fait le schisme, et non la transmission d’une aptitude que les nouveaux évêques s’abstiendront d’exercer en dehors d’une missio canonica (=juridiction) qui ne peut être conférée que par le pape.
L’idée développée par les opposants aux sacres selon laquelle la transmission de cette aptitude par une consécration effectuée en dehors du mandat romain serait de soi schismatique est contestable et probablement fausse : il faudrait aussi accuser le cardinal Slipyj d’être schismatique, ce qui ne fut pas le cas.
En développant ce raisonnement, aux prémices justes (la consécration confère bien une aptitude au gouvernement) mais aux conclusions contestables voire fausses (la transmission de cette aptitude en dehors du mandat romain est en soi schismatique), les opposants aux sacres sont en train de pousser la FSSPX a l’erreur : celle-ci se voit obligée de nier une vérité pour éviter la conclusion erronée, alors qu’il n’y a pas de lien automatique entre les deux.
Il ne faut pas perdre de vue que l’épiscopat qui sera transmis le 1er juillet n’est pas l’épiscopat dans toute sa plénitude catholique. C’est un épiscopat a minima, par définition anormal, transmis dans un contexte d’urgence et de nécessité, et qui a pour vocation à la régularisation canonique et à la réintégration dans le corps épiscopal universel, dès que les conditions le permettront. La FSSPX doit bien garder cela à l’esprit et éviter, pour justifier une situation d’urgence, d’élaborer une nouvelle (et fausse) conception de l’épiscopat, qui doit toujours se définir à partir de la norme et non à partir de l’exception.

( 1000691 )
Merci pour cette synthèse par DumVolviturOrbis (2026-06-19 14:00:47)
[en réponse à 1000688]

( 1000694 )
A ceci près par Signo (2026-06-19 14:31:17)
[en réponse à 1000691]
Que contrairement à lui j'approuve les sacres du 1er juillet et je conteste l'idée selon laquelle la transmission d'une aptitude au gouvernement par la consécration sans mandat serait nécessairement et en soi schismatique.
Certains exemples historiques comme les sacres sans mandat du cardinal Slypij dementent cette thèse.

( 1000706 )
Lumen Gentium par Signo (2026-06-19 16:59:51)
[en réponse à 1000688]
Je pense qu’il faut revenir à ce très beau texte du Concile sur l’épiscopat.
Je ne comprends pas pourquoi et la FSSPX et les opposants aux sacres affirment que le concile affirme que la juridiction est donnée au moment de la consécration. Un simple examen du texte permet de s’apercevoir que ce n’est pas le cas. Par exemple :
Ainsi, au numéro 21 :
La consécration épiscopale, en même temps que la charge de sanctification, confère aussi les charges d’enseigner et de gouverner, lesquelles cependant, de par leur nature, ne peuvent s’exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef du collège et ses membres.
Et plus loin, au numéro 24 :
La mission canonique des évêques peut être donnée, soit par le moyen des coutumes légitimes que le pouvoir suprême et universel de l’Église n’a pas révoquées, ou par le moyen des lois que cette même autorité a portées ou reconnues, ou directement par le successeur de Pierre lui-même ; si celui-ci s’y oppose ou refuse la communion apostolique, les évêques ne peuvent pas être mis en charge [74].
Autrement dit, ce n’est pas la réception du
munus regendi qui ne peut s’effectuer que dans la communion hiérarchique avec le pape et les autres évêques, mais c’est son
exercice, c’est-à-dire la mission canonique, autrement dit : la juridiction.
En résumé, tout le monde a tort et tout le monde a raison :
- Oui, la consécration épiscopale confère bien le
munus regendi, c’est-à-dire la charge de gouverner, qui peut être comprise comme
une aptitude fondamentale au gouvernement (n’en déplaise à l’abbé Gleize, on peut parler de
puissance ou
d’ordination essentielle);
- Le concile distingue bien entre la charge de gouverner (
munus regendi) d’une part, et la mission canonique (c’est-à-dire la juridiction) d’autre part, qui est l’
exercice de la charge d’enseigner ; ce n’est que ce dernier qui, du fait de sa nature, ne peut être exercé que dans la communion hiérarchique ;
- Il résulte de cette distinction clairement établie par
Lumen Gentium que la consécration épiscopale sans mandat ne constitue pas nécessairement un acte schismatique, à partir du moment ou les ordinands ne reçoivent que le
munus regendi mais ne prétendent exercer aucune mission canonique ; comme le dit le numéro 24, la FSSPX entend sacrer des évêques mais n’a pas l’intention qu’ils exercent le
munus regendi, puisque seul le pape peut (directement ou indirectement) les « mettre en charge ».
Or cette analyse se voit confirmée par le précédent historique des sacres sans mandat et contre la volonté de Paul VI effectués par le cardinal Slipyj en 1977, qui a agit dans un contexte d’urgence et qui n’a jamais été excommunié.
Donc les sacres du 1er juillet sont parfaitement compatibles avec l’ecclésiologie de Vatican II. La thèse selon laquelle un sacre sans mandat serait nécessairement schismatique indépendamment des circonstances et du contexte n’est donc pas la vérité absolue et la doctrine catholique, mais simplement une hypothèse d’école que l’on peut parfaitement contester tout en restant parfaitement en harmonie avec
Lumen Gentium.

( 1000709 )
commodité apologértique par Réginald (2026-06-19 17:42:57)
[en réponse à 1000688]
La formule selon laquelle, dans l'évêque consacré, il n'y aurait « nulle exigence » à un quelconque pouvoir de régence me paraît très problématique. Que l'épiscopat ne confère pas par lui-même la juridiction, certainement. Mais difficulté commence lorsqu'on en conclut qu'il ne comporte aucune orientation intrinsèque vers la mission et la régence ecclésiales.
Voici ce qu'écrivent deux auteurs bien antérieurs au Concile.
Le P. Héris décrit le pouvoir épiscopal comme un « pouvoir hiérarchique qui l'établit chef du culte chrétien et lui donne droit de régir sacramentellement les membres de ce culte ». Il ajoute encore que la consécration épiscopale « crée en lui une aptitude radicale à gouverner et à enseigner le peuple chrétien » (L'Église du Christ, son sacerdoce, son gouvernement).
De son côté, Dom Gréa écrit que la mission et la communion « seules donnent à l'ordination sa légitimité et son utilité » et que « c'est dans la communion et le titre que la mission consiste principalement » (L'Église et sa divine constitution).
Sans confondre ordre et juridiction, ces auteurs reconnaissent donc dans l'épiscopat une orientation intrinsèque vers la mission et le gouvernement de l'Église.
Cette compréhension est d'ailleurs cohérente avec le terme même d'ἐπίσκοπος, qui désigne le surveillant ou le pasteur, ainsi qu'avec la liturgie traditionnelle du sacre épiscopal : remise de la crosse (« Recevez le bâton, symbole de l'office pastoral »), prise de possession de la cathèdre, autant de signes qui expriment non seulement une plénitude d'ordre, mais aussi une charge de gouvernement dans l'Église.
La préface consécratoire va dans le même sens lorsque le consécrateur supplie Dieu d'établir l'élu « sur la chaire épiscopale pour gouverner son Église et le peuple qui lui est confié ».
C'est pourquoi la thèse selon laquelle la consécration épiscopale ne comporterait « nulle exigence » à un quelconque pouvoir de régence me paraît pas conciliable avec la tradition théologique et liturgique. Elle présente certes l'avantage de rendre plus aisée la justification de consécrations épiscopales dépourvues de mission canonique, mais ce n'est qu'une commodité apologétique...

( 1000696 )
A mon humble avis... par Sopotec (2026-06-19 14:33:56)
[en réponse à 1000684]
vous cherchez une relation de cause à effet là ou il n'y en a pas.
La logique sédévacantiste tend par elle-même à se diviser en multiples chapelles et donc à multiplier également les évêques, tout bonnement.
Je remarque par ailleurs que dans votre liste, beaucoup sont anglo-saxons, il y a peut-être une mentalité propre dans ces pays fortement marqués par le protestantisme qui favorise le passage à l'acte.

( 1000698 )
Certes par Ludwik (2026-06-19 14:41:13)
[en réponse à 1000696]
La logique est peut-être d une part psychologique mais d autre part, si la nécessité permet de sacrer sans mandat, et que chaque évêque est juge de cette nécessité alors la prolifération épiscopale est inévitable.

( 1000702 )
J'ai bien compris ou vous souhaitiez en arriver par Sopotec (2026-06-19 15:38:43)
[en réponse à 1000698]
mais ce n'est justement pas la logique de la FSSPX. Avec 4 ordinations supplémentaires à 38 ans d'écart, on est loin de la prolifération épiscopale...
Après si le sujet du sédévacantisme vous passionne, je vous laisse faire une thèse dessus, personnellement, ce n'est pas ma tasse de thé.

( 1000686 )
Une remarque par Signo (2026-06-19 12:40:10)
[en réponse à 1000677]
Vous écrivez que le rite romain n'est pas le seul rite traditionnel.
Certes, à l’échelle de l’Eglise universelle, et il est vrai qu’on a tendance à l’oublier.
Mais pour un fidèle de rite latin qui vit dans le Poitou ou dans le Cantal en 2026, le rite romain traditionnel est le seul rite traditionnel. Il ne va pas déménager dans une grande ville ou en Ukraine pour pratiquer le rite byzantin.
Si demain un Primat gréco-catholique décidait d’abolir le rite byzantin dans tous les territoires placés sous sa juridiction et de le remplacer par un rite entièrement fabriqué, il y aurait état de nécessité, même s’il existe d’autres rites traditionnels ailleurs dans le monde catholique.