CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.
Il est de foi qu’en nous donnant la grâce, les sacrements nous donnent le Saint-Esprit avec tous ses dons. S’ensuit-il que la confirmation soit inutile ? Déjà nous avons répondu négativement, et donné la preuve sommaire de notre réponse.
Il faut la développer et dire la fin spéciale, ou, si l’on veut, la raison d’être de la confirmation. « Les sacrements de la nouvelle loi, répéterons-nous avec saint Thomas, ne sont pas établis seulement pour remédier au péché et perfectionner la vie surnaturelle, mais encore pour produire des effets spéciaux de grâce. Ainsi, partout où un effet particulier de grâce se présente, là se trouve un sacrement» (III p., q. 71, art. 1, corp).
En venant au monde, l’homme ne possède que la vie naturelle ; il lui faut la vie surnaturelle. Le baptême la lui donne. Telle est la fin spéciale de ce sacrement. La faiblesse physique et morale est le propre de l’enfance. Si, avec l’âge, il ne fortifiait son corps et son âme, l’homme ne deviendrait pas homme.
Il en est de même du chrétien. La force lui est d’autant plus nécessaire, qu’il est né soldat. Destiné à des luttes incessantes, sa vie se définit : la guerre (Job, VII, 1).
L’antique Israël est sa vivante image. Des bords de la mer Rouge, tombeau de leurs tyrans, les Hébreux traversent, en livrant de continuels combats, le désert qui les sépare de la terre promise. Sept nations puissantes leur en disputent la possession : voilà le chrétien.
Sorti des eaux baptismales, où il a été délivré de l’esclavage du démon, il lui faut, pour arriver au ciel, sa patrie, traverser le désert de la vie, les armes à la main. La lutte ne sera pas contre des êtres de chair et de sang, comme lui.
Mais contre des ennemis bien autrement redoutables, les princes de l’air, les sept puissances du mal. Évidemment il a besoin d’armes et d’un maître d’armes. C’est dans la confirmation que le Saint-Esprit se donne à lui comme tel.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde