CHAPITRE XXIII
Pour jurer son alliance solennelle avec Abimélech, Abraham immole sept agneaux. Jacob sert sept ans pour obtenir Rachel : image du vrai Jacob travaillant pendant les sept âges du monde pour conquérir la vraie Rachel, l’Église son épouse.
Les épis pleins et les vaches grasses, symbole de la pleine abondance de l’Égypte, sont au nombre de sept. Les funérailles de Jacob durent sept jours : éloquente représentation de la vie de l’homme dans la vallée des larmes.
Les Juifs mangent le pain azyme pendant sept jours, durant lesquels le pain levé doit être exclu de leurs maisons sous peine de mort : mortification complète du corps et de l’âme, pour entrer en communication avec Dieu par la manducation de l’agneau pascal.
Le chandelier du tabernacle a sept branches : chaleur et lumière universelle de l’Esprit aux sept dons. Les mains des prêtres doivent être consacrées pendant sept jours. Avant de recevoir la victime, l’autel doit être purifié pendant sept jours et aspergé sept fois.
La purification des souillures dure sept jours. Aux trois fêtes solennelles, le peuple juif, type de tous les autres, doit offrir sept agneaux. Sept semaines d’années forment le Jubilé. Sept nations ennemies occupent la terre promise.
Ce n’est qu’après les avoir anéanties que les Juifs seront les paisibles possesseurs de la terre de bénédiction : belle figure des sept péchés capitaux, dont la destruction peut seule nous mettre en possession de la paix de la conscience et de la béatitude éternelle.
Si, comme on n’en saurait douter, le nombre sept n’est pas employé arbitrairement dans les mystères de la vraie religion, il faut s’attendre à voir le démon s’en servir souvent dans les pratiques de son culte. Or, ce grand singe de Dieu, plus instruit que nous des profonds mystères du nombre sept, veut que ses prêtres ne deviennent tels qu’en immolant sept béliers.
Afin de réussir dans ses évocations, Balaam ordonne à Balac d’élever sept autels, et il veut pour victimes sept veaux et sept agneaux. Aujourd’hui encore, sept ablutions de l’idole forment le rite sacré de l’adoration solennelle chez les Indiens.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde