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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 1000201 )05/06 St Boniface, Evêque et Martyr par ami de la Miséricorde (2026-06-04 21:47:41) 



Boniface fait abattre le chêne sacré dédié au dieu Donar, tableau de 1737, église Saint-Martin de Westenhofen près de Schliersee.

St Boniface, Evêque et Martyr

Biographie de Saint Boniface de Mayence

Grégoire III (novembre 741)à Saint Boniface en 582-583

la catéchèse de Benoît XVI du 11 mars 2009
images/icones/colombe2.png  ( 1000203 )Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde (2026-06-04 22:00:13) 
[en réponse à 1000201]



CHAPITRE XXIII

Le nombre quarante représente le temps avec ses divisions, ses successions, ses pénibles labeurs et ses luttes incessantes. Mais le temps n’est que le commencement de la vie, et pour le chrétien le vestibule de l’éternité bienheureuse.

Quel nombre viendra rappeler à l’homme cette vérité consolante ? Le nombre dix ajouté au nombre quarante. Pas plus que les autres calculs sacrés, cette addition n’a rien d’arbitraire. Les plus grands génies en ont reconnu la profonde justesse. Suivant saint Thomas, le nombre dix est le signe de la perfection . Pourquoi ? Parce qu’il est la première et l’infranchissable limite des nombres. Au delà de dix, les nombres ne continuent pas, mais ils recommencent par un. (2a 2ae, q. 87, art. 1, cor. ; et p. III, q. 31, art. 8, cor).

Ainsi, en toutes choses, lorsqu’on est arrivé à la perfection, on ne continue pas, on recommence. L’horloger, par exemple, qui a fait une montre parfaite, ne continue pas d’y travailler, il en recommence une autre. Le fait du nombre dix, comme limite des nombres, est de tous les pays et de tous les temps. Quelle preuve plus évidente qu’il n’est ni arbitraire, ni d’invention humaine ? Il faut donc reconnaître qu’il est mystérieusement divin, et divinement mystérieux.

De là vient, au jugement des Pères, que dans l’Écriture le Saint-Esprit l’emploie si souvent, pour marquer la perfection en bien comme en mal. Au nom d’Isaac, Abraham envoie son serviteur Eliézer, avec dix chameaux chargés de présents, demander une épouse pour son fils :

c’est le vrai Isaac, cherchant l’Église, la vraie Rébecca, et lui offrant comme cadeaux de noces ses dix commandements, principe de sa déification. Dix frères de Joseph vont chercher du blé en Égypte : c’est l’universalité des hommes demandant le pain de vie au véritable Joseph. Moïse reçoit de Dieu dix préceptes, ni plus ni moins : c’est la perfection de la loi.

Dix chandeliers d’or brillent au temple de Jérusalem : perfection de la lumière qui par les dix commandements éclaire l’Église, temple auguste dont celui de Jérusalem n’était que la figure. Le psaltérion de David a dix cordes : perfection de la louange. Dix lépreux se présentent à Notre-Seigneur : c’est tout le genre humain malade, implorant sa guérison.

Le prince de l’Évangile distribue dix pièces de monnaie à ses serviteurs, pour les faire valoir pendant son absence : dix commandements sont donnés à tous les hommes pour les pratiquer et arriver à la perfection. La bête de l’Apocalypse a dix cornes symbole de sa terrible puissance ; et dix diadèmes sur la tête : signe de l’immense étendue de son empire.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde