mea culpa par Réginald 2025-06-24 19:28:51 |
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La deuxième citation est bien tirée de la Tertia Pars.
Sur la nécessité des actes extérieurs dans le culte (IIa IIae, q. 81, a. 7)
Si la première citation vous semble insuffisante, je vous invite à vous reporter à IIa IIae, q. 81, a. 7, où saint Thomas enseigne : « La vertu de religion est perfectionnée non seulement par des actes intérieurs, mais encore par des actes extérieurs — non principalement, mais secondairement, dans la mesure où ceux-ci se rapportent aux actes intérieurs. »
Il précise dans le corps de l’article : « Nous rendons à Dieu honneur et respect, non pour lui-même — puisqu’il est en lui-même comblé de gloire — mais à cause de nous, car en le vénérant, notre esprit lui est soumis, et c’est cela qui nous perfectionne. Or l’âme humaine, pour s’unir à Dieu, a besoin d’être conduite par les choses sensibles. [...] C’est pourquoi, dans le culte divin, il est nécessaire d’employer des choses corporelles comme des signes, afin d’exciter l’âme humaine aux actes spirituels qui l’unissent à Dieu. »
L’union harmonieuse du corps et de l’âme dans le culte (I‑II, q. 101, a. 2)
On retrouve la même doctrine dans I‑II, q. 101, a. 2, sur la distinction entre culte intérieur et culte extérieur : « L’homme étant composé d’un corps et d’une âme, il doit employer l’un et l’autre pour honorer Dieu : l’âme par un culte intérieur, le corps par un culte extérieur. »
Et saint Thomas de citer le Psaume 83 : « Mon cœur et ma chair crient vers le Dieu vivant. » Il en conclut que le culte corporel doit être ordonné au culte intérieur, qui consiste en l’union de l’âme à Dieu par l’intelligence et la volonté.
Sur l’utilité spirituelle de la parole (IIa IIae, q. 91, a. 1)
Enfin, cette dynamique trouve un éclairage complémentaire dans IIa IIae, q. 91, a. 1 :
« Dans nos rapports avec Dieu, nous employons la parole, non pour lui manifester nos pensées — puisqu’il est le scrutateur des cœurs —, mais pour nous exciter nous-mêmes et pour exciter ceux qui nous écoutent à le respecter. »
Cette phrase éclaire la valeur spirituelle de la parole liturgique : elle forme l’intention intérieure, tout en suscitant la participation des autres fidèles.
Sur toute cette question voir la thèse de l'abbé Franck Quoëx Les Actes extérieurs du culte dans l’histoire du salut, selon saint Thomas d’Aquin (Rome 2001).
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