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manif pour tous TOURS 8 Mars 2013
par Chantal 2013-03-10 21:15:59
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Vous trouverez ci-dessous l'intervention de Jérôme Brunet, président de l'appel des professionnels de l'enfance, au meeting de la Manif pour tous, organisé à Tours le 8 mars 2013, en présence de Frigide Barjot, Xavier Bongibault, Jean-Pier Delaume-Myard (Homovox), Anne-Claude Girard (les adoptés), Vincent Rouyer (pédopsychiatre) et Patrick Ménard (la Manif pour tous 37).







"Quel beau désir que celui de l'égalité pour tous !

Du point de vue des adultes, on peut comprendre la souffrance liée au désir d’enfant, au manque d’enfant ;

On peut comprendre le besoin de reconnaissance institutionnelle pour les personnes homosexuelles ;

On peut comprendre qu’il faille faire évoluer les mentalités pour que les personnes homosexuelles ne se sentent pas marginalisées, stigmatisées.

Il est important de redire en passant que ce n’est pas parce qu’on est homosexuel que l’on est pour ce projet. Xavier et Jean-Pier sont là pour le clamer haut et fort !

Mais ce projet est une catastrophe du point de vue des enfants

Dire à un enfant qu’il a deux pères, ou deux mères, c’est brouiller sa généalogie

Etre parent, c’est non seulement éduquer l’enfant, mais c’est aussi l’inscrire dans une filiation, dans sa généalogie.

C’est introduire la filiation sociale, au détriment de la filiation biologique ;

En effet, comment l’enfant, en CE1 construira-t-il sa généalogie, si la loi dit qu’il a deux parents de même sexe ?

Construira-t-il une généalogie biologique en mettant son géniteur et sa génitrice ? ou fera-t-il une généalogie sociale, avec ces deux pères ou ses deux mères ?

N’en doutons pas, les enseignants feront le choix, pour ne pas peiner les enfants, de construire la généalogie sociale.

Dire à un enfant qu’il a deux pères ou deux mères, c’est nier la richesse de la complémentarité des sexes, et priver l’enfant de l’apport d’un homme-père et d’une femme-mère, pour l’aider à construire son identité sexuée

Non ! Le fait de naître fille ou garçon n’est pas une anecdote !

Non la testostérone ne produit pas les mêmes effets que l’œstrogène !

Oui ! Etre fille ou garçon, même si c’est parfois compliqué, cela fait pleinement partie de l’identité de la personne !

Et ce n’est pas les tenants du Gender qui nous feront croire le contraire, en prétendant que demain nous pourrons choisir notre sexe au gré de nos désirs !

Bien sûr que les référents masculins et féminins sont nécessaires à la construction de l’identité sexuée de l’enfant ! Et c’est même vrai pour tous les enfants !

Mais, un référent masculin ou féminin ne remplace pas un père ou une mère !

Dire à un enfant qu’il a deux pères, ou deux mères, c’est le marginaliser dans un monde ou les références sont essentiellement hétérosexuelles.

Tout le proclame : les livres, les contes, les films, l’art, l’Histoire…

Non, il ne suffit pas de parler aux enfants pour que tout s’éclaire !

Nous le savons bien, nous qui sommes au quotidien à leurs côtés !

Et tout particulièrement les enseignants le savent :

Non, toutes les formes de familles ne se valent pas du point de vue de l’enfant !

On entend dire ici et là qu’aujourd’hui, la famille a évolué, qu’elle est multiforme, qu’elle se compose, se décompose et se recompose…

Bien sûr que la vie de couple et de famille est difficile, bien sûr qu’il y a les accidents de parcours, les choix qui évoluent…

Mais avez-vous déjà entendu quelqu’un dire à son futur ou sa future conjoint ou conjointe : « écoute, on se met ensemble, on a deux enfants et dans 8 ans on se sépare et on refait notre vie avec d’autres personnes, parce que les familles recomposées, c’est vraiment trop cool ? »

Mais qui fera entendre la voix des enfants, pour dire que s’il existe bien des formes de familles, toutes ne sont pas équivalentes de leur point de vue ?

Ce projet de loi, demain, c’est la PMA et à la GPA pour tous

Dès que la loi sera votée, un couple de lesbiennes réclamera auprès de la cour européenne des droits de l’homme que soit reconnu leur droit à avoir accès à la PMA, en demandant que cesse la discrimination entre les couples hétéros et homos !

En nous expliquant qu’elles subissent une situation de stérilité sociale !

La PMA pour les couples de lesbiennes, c’est institutionnaliser la privation systématique d’un père pour l’enfant ;

Après-demain, un couple de gay réclamera, toujours auprès de cette même cour européenne des droits de l’homme, l’accès à la GPA, pour avoir les mêmes droits que les couples lesbiens.

La GPA, c’est – en plus du risque de marchandisation de femmes – c’est institutionnaliser la privation d’une mère pour un enfant.

Nous le redisons : ce projet de loi, c’est non seulement le mariage et l’adoption pour tous, mais aussi la PMA pour tous, et la GPA pour tous !

On nous ment ! Comme on nous a menti en 1998, en nous assurant que jamais il ne serait question du mariage et de l’adoption pour les personnes de même sexe !

Ce sont les mêmes mensonges que l’on nous sert aujourd’hui, en déclarant que jamais nous n’aurons la PMA et la GPA pour tous !

Ce n’est qu’une question de temps !

Professionnels de l’enfance, nous ne pouvons pas nous taire,

Nous qui voyons au quotidien les conséquences des manques de repères pour les enfants et les adolescents

Nous qui savons qu’un enfant sans repère est un enfant en galère !

Nous qui accompagnons au quotidien des enfants qui souffrent du manque de stabilité familiale

Nous ne pouvons accepter que nos écoles, nos cabinets, nos centres sociaux deviennent le lieu de la destruction de la personne !

Nous ne pouvons accepter que des documents tels que « tomber la culotte » soient mis à la disposition d’enfants de 12 ans !

Nous n’acceptons pas qu’un ministre dise qu’il veut s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, sans que nous ayons donné notre avis sur les changements à opérer ; et sans que ce changement de civilisation soit un vrai projet de société, porté par la société et les hommes et les femmes qui la composent !

Nous ne pouvons accepter une neutralité à deux vitesses : celle qui permet à un ministre de faire la promotion de ce projet dans un collège et qui veut bâillonner l’expression de centaines de milliers de personnes opposées à ce projet !

Nous n’acceptons pas que Mme Taubira dise qu’elle veut arracher les enfants au déterminisme de le religion et de la famille !

Nous ne pouvons pas nous taire devant le constat du brouillage des repères pour les jeunes, l’invitation à jouir sans entrave, et le fait que le suicide soit la première cause de mortalité des adolescents !

Par notre patience, notre pédagogie, nos arguments, nous continuerons à expliquer pourquoi ce projet n’est pas au service de la croissance de l’enfant ! Et nous vaincrons la peur qui nait de l’ignorance.

Lorsque nous avons rencontré Monsieur Binet, nous lui avons fait part de nos inquiétudes au sujet des enfants. Il nous a répondu « la société s’adaptera » !

Nous ne serons pas les complices de ce changement de civilisation qui ne dit pas la vérité de ce qu’il est !

Non, Monsieur Binet, les enfants ne sont pas la variable d'ajustement des désirs des adultes !

La Convention internationale des droits de l’enfant précise :

Art. 3.1 : Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

Art. 7.1 : L'enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit à un nom, le droit d'acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d'être élevé par eux.

Art. 21 : Les Etats parties qui admettent et/ou autorisent l'adoption s'assurent que l'intérêt supérieur de l'enfant est la considération primordiale en la matière

Ce projet de loi ne prend pas en compte l’intérêt supérieur des enfants, mais celui de quelques adultes qui revendiquent le droit à l’enfant !

Ce qui fait la valeur d’une civilisation, c’est sa capacité à prendre en compte le plus petit et le plus faible. La grandeur d'une loi, c'est de protèger les plus petits, sinon, c'est la loi du plus fort, la loi de la jungle !

Lorsque j’étais à l’école, je me souviens de la définition de la liberté que j’ai retenue dès que je l’ai entendue : « Ta liberté s’arrête là où celle des autres commencent »

Professionnels de l’enfance, nous le clamons haut et fort : « La liberté des adultes doit s’arrêter là où commence celle des enfants !».



Ils n’ont pas voix au chapitre, ils ne votent pas, n’ont pas accès aux medias : c’est notre métier, notre passion et notre devoir de faire entendre leur voix !"


Jérôme BRUNET

Président de l’association

Appel des professionnels de l’enfance



Le 24 mars, nous serons tous sur les Champs Elysées !

Ce n'est plus le temps des questions, des doutes, des tergiversations, mais le temps de l'action !

Remplissons les cars, mobilisons autour de nous !

Tous à Paris le 24 mars !




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 manif pour tous TOURS 8 Mars 2013 par Chantal  (2013-03-10 21:15:59)


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