Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-10-02 22:29:15 |
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CHAPITRE XXXIV
LES BÉATITUDES.
Le cinquième âge s’étend de quarante-deux ans à cinquante-six ans. C’est l’âge de la virilité et aussi le commencement du déclin. Derrière lui, l’homme voit la vie qui s’enfuit ; devant lui, l’éternité qui s’avance.
Dans une pareille situation, que peut-il faire de plus sage ? Avoir pitié de son âme. Qu’est-ce à dire ? D’une part, réparer les pertes qu’il a faites en péchant ; d’autre part, mettre sa fortune en sûreté, en la faisant transporter par les pauvres dans le lieu de son éternelle demeure. S’il agit de la sorte, il devient heureux du bonheur propre à cet âge ; il pratique la cinquième béatitude : Beati misericordes.
Le sixième âge commence à cinquante-six ans et finit à soixante-dix ans. Age de la vieillesse, vénérable par ses cheveux blancs et par son expérience, il peut et il doit l’être plus encore par la sainteté des mœurs.
A moins qu’il ne soit de ces vétérans du crime, dont parle le prophète Daniel, rien n’est plus facile au vieillard que d’éviter les souillures du péché. Ses sens sont affaiblis, les roses du visage sont remplacées par des rides, le feu de la concupiscence a perdu ses ardeurs.
Qu’il profite de cette décadence de l’homme extérieur, pour embellir par la pureté de sa conduite l’homme intérieur. Par cette innocence, qui lui rend en partie les charmes de l’enfance, il devient pour la jeunesse un conseil obéi, un modèle respecté ; pour tout ce qui l’entoure un centre d’attraction, d’où rayonne la bonne odeur de Jésus-Christ.
Il est heureux de la béatitude qui est en harmonie avec son âge. C’est la sixième : Beati mundo corde. Le septième âge part de soixante-dix ans et se prolonge jusqu’à la fin de la vie. C’est l’âge de la décrépitude, l’âge des années qui ne plaisent pas, comme parle l’Écriture.
L’affaiblissement des sens, la caducité des organes, la nécessité de soins inconnus, les infirmités, les souffrances, la dépendance d’autrui, l’éloignement des amis et même des proches, l’oubli et le mépris du monde, les regrets du passé, les tristes prévisions de l’avenir, tous ces ennemis, et d’autres encore, assiègent le vieillard.
A moins de le rendre le plus malheureux des hommes, ils le constituent dans la nécessité de chercher sa paix au dedans de lui-même et de la pratiquer à l’égard de tout ce qui l’entoure. Aussi la sagesse infinie lui a réservé la septième béatitude : Beati pacifici.
Afin de l’encourager au milieu des éléments conjurés pour amener sa destruction finale, elle ajoute aussitôt : Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour s’être conformés à la volonté de Dieu. S. Anton., ubi suprà).
5° Comment les béatitudes évangéliques procurent-el les le bonheur des sociétés ? Puisqu’il est établi que les béatitudes sont la source du bonheur individuel, la conséquence inévitable est qu’elles procurent le bonheur des sociétés.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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