Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-09-29 22:26:26 |
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CHAPITRE XXXIV
LES BÉATITUDES.
1° Que faut-il entendre par les béatitudes ? Les béatitudes sont les dons du Saint-Esprit en action. (Vig., c. XIII, p. 418). Il en est du chrétien comme d’un arbre.
Lorsque, dans le baptême, il a reçu la vie divine et avec elle les vertus infuses ; lorsque, par ses sept dons, le Saint-Esprit est venu donner le mouvement à toutes ces vertus, comme la chaleur à la sève, le chrétien peut et doit pratiquer certains actes d’une perfection surnaturelle, qui l’acheminent à sa fin dernière. (Il n’est pas besoin de dire que tout cela se fait en même temps et par une seule opération).
Ces actes sont appelés béatitudes, c’est-à-dire béatifiants. Ils diffèrent des vertus et des dons, comme l’effet diffère de la cause, le ruisseau de la source, la fleur de l’arbre ; ou, pour parler le langage de la théologie, comme la faculté en acte diffère de la faculté en puissance.
« Les béatitudes, dit saint Thomas, diffèrent des vertus et des dons, comme les actes diffèrent des habitudes» (S. Th.,1a, 2ae, q. 49, art. 1, corp).
Ainsi, les béatitudes ne sont pas, comme leur nom semblerait l’indiquer, des habitudes ou des états permanents ; mais des actes transitoires, produits par des habitudes permanentes, appelées dons du Saint-Esprit.
2° D’où vient leur nom ? Le nom si doux et si peu c ompris de béatitude signifie bonheur parfait, repos final. « La béatitude, dit un grand théologien, est le souverain bien, la fin dernière ; tous conviennent de cette définition.
Nous appelons souverain bien ce qui a toutes les qualités du bien, et qui n’a aucune des qualités du mal, ce à quoi rien ne manque et ce à quoi on ne peut rien ajouter. Tous conviennent encore que ce souverain bien est un, et que c’est Dieu, bien parfait et source de tout bien, qui, s’unissant par adoption les anges et les hommes, les rend participants de Sa béatitude infinie» (Vig., c. XIV).
Or, la béatitude est la fin dernière de la vie humaine (S. Th., 1a, 2ae, q. 69, art. 1, corp). Cette vérité est tellement certaine, que l’homme peut bien fausser la loi qui le pousse à la recherche du bonheur, mais il ne peut s’y soustraire.
Le sachant ou sans le savoir, par le crime comme par la vertu, nuit et jour il travaille pour la béatitude. Tranquille et content, s’il la trouve ; inquiet et malheureux, s’il la poursuit en vain.
C’est l’aiguille aimantée qui, soumise à une attraction mystérieuse, gravite incessamment vers le pôle, et ne devient immobile qu’après s’être mise en rapport direct avec ce point du ciel.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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