Le Forum Catholique

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images/icones/fsspx.gif  ( 787968 )Mgr Fellay : Supplique au Saint-Père par Ennemond (2015-09-29 11:48:46) 


Très Saint Père,

C’est avec la plus vive inquiétude que nous constatons autour de nous la dégradation progressive du mariage et de la famille, origine et fondement de toute la société humaine. Cette déliquescence est en train de s’accélérer fortement, notamment par la promotion légale des comportements les plus immoraux et les plus dépravés. La loi de Dieu, même simplement naturelle, est aujourd’hui publiquement foulée aux pieds, les péchés les plus graves se multiplient de façon dramatique et crient vengeance au Ciel.

Très Saint Père,

Nous ne pouvons vous cacher que la première partie du Synode consacré aux « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation » nous a très vivement alarmés. Nous avons entendu et lu, venant de personnes constituées en dignité ecclésiastique – qui s’autorisent de votre soutien, sans être démenties -, des affirmations si contraires à la vérité, si opposées à la doctrine claire et constante de l’Église concernant la sainteté du mariage, que notre âme en a été profondément troublée. Ce qui nous inquiète encore plus, ce sont certaines de vos paroles laissant entendre qu’il pourrait y avoir une évolution de la doctrine pour répondre aux nécessités nouvelles du peuple chrétien. Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l’encyclique Pascendi, un tel alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l’obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le Pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L’objet d’une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée.

Dieu auteur de la nature a établi l’union stable de l’homme et de la femme en vue de perpétuer l’espèce humaine. La Révélation de l’Ancien Testament nous apprend, de la façon la plus évidente, que le mariage, unique et indissoluble, entre un homme et une femme, a été établi directement par Dieu, et que ses caractéristiques essentielles ont été soustraites par lui au libre choix des hommes, pour demeurer sous une protection divine toute particulière : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (Ex 20, 17).

L’Évangile nous enseigne que Jésus lui-même, en vertu de son autorité suprême, a rétabli définitivement le mariage, altéré par la corruption des hommes, dans sa pureté primitive : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6).
C’est la gloire de l’Église catholique, tout au long des siècles, d’avoir défendu contre vents et marées, malgré les sollicitations, les menaces et les tentations, la réalité humaine et divine du mariage. Elle a toujours porté haut – même si des hommes corrompus l’abandonnaient pour ce seul motif -, l’étendard de la fidélité, de la pureté et de la fécondité qui caractérisent le véritable amour conjugal et familial.

Alors qu’approche la deuxième partie de ce Synode consacré à la famille, nous estimons en conscience de notre devoir d’exprimer au Siège apostolique les profondes angoisses qui nous saisissent à la pensée des « conclusions » qui pourraient être proposées à cette occasion, si par grand malheur elles devaient constituer une nouvelle attaque contre la sainteté du mariage et de la famille, un nouvel affaiblissement du statut des couples et des foyers. Nous espérons de tout cœur, au contraire, que le Synode fera œuvre de véritable miséricorde en rappelant, pour le bien des âmes, l’intégrale doctrine salutaire concernant le mariage.

Nous avons pleinement conscience, dans le contexte actuel, que les personnes qui se trouvent engagées dans des situations matrimoniales irrégulières doivent être accueillies pastoralement, avec compassion, afin de leur montrer le visage très miséricordieux du Dieu d’amour que fait connaître l’Église.
Cependant la loi de Dieu, expression de son éternelle charité pour les hommes, constitue par elle-même la souveraine miséricorde pour tous les temps, toutes les personnes et toutes les situations. Nous prions donc pour que la vérité évangélique du mariage, que devrait proclamer le Synode, ne soit pas contournée en pratique par de multiples « exceptions pastorales » qui en dénatureraient le sens véritable, ou par une nouvelle législation qui en abolirait quasi infailliblement la portée réelle. Sur ce point, nous ne pouvons vous dissimuler que les récentes dispositions canoniques du Motu proprio Mitis iudex Dominus Iesus, facilitant des déclarations de nullité accélérées, ouvriront la porte de facto à une procédure de « divorce catholique » qui ne dit pas son nom, en dépit des rappels sur l’indissolubilité du mariage qui l’accompagnent. Ces dispositions suivent l’évolution des mœurs contemporaines, sans chercher à les rectifier selon la loi divine ; comment, dès lors, ne pas être bouleversé par le sort des enfants nés de ces mariages annulés de façon expéditive, qui seront les tristes victimes de la « culture du rebut » ?

Au XVIe siècle, le pape Clément VII refusa à Henri VIII d’Angleterre le divorce que celui-ci réclamait. Face à la menace du schisme anglican, le pape maintint, contre toutes les pressions, l’enseignement intangible du Christ et de son Église sur l’indissolubilité du mariage. Verra-t-on sa décision maintenant désavouée en une « repentance canonique » ?
De nos jours, partout dans le monde, de nombreuses familles se sont mobilisées courageusement contre les lois civiles qui sapent la famille naturelle et chrétienne, et encouragent publiquement des comportements infâmes, contraires à la morale la plus élémentaire. L’Église peut-elle abandonner ceux qui, parfois à leur propre détriment, et toujours sous les moqueries et les quolibets, mènent ce combat nécessaire mais difficile ? Cela constituerait un contre-témoignage désastreux, et serait source pour ces personnes de dégoût et de découragement. Les hommes d’Église, au contraire, de par leur mission même, doivent leur apporter un soutien clair et motivé.

Très Saint Père,

Pour l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour la consolation de l’Église et de tous les fidèles catholiques, pour le bien de la société et de l’humanité tout entière, en cette heure cruciale, nous vous supplions donc de faire retentir dans le monde une parole de vérité, de clarté et de fermeté, en défense du mariage chrétien et même simplement humain, en soutien de son fondement, à savoir la différence et la complémentarité des sexes, en appui de son unicité et de son indissolubilité. Nous vous supplions filialement de faire retentir une parole accompagnée de mesures efficaces, montrant votre soutien en acte à la famille catholique.
Nous confions cette humble supplique au patronage de saint Jean-Baptiste, qui connut le martyre pour avoir défendu publiquement, contre une autorité civile compromise par un « remariage » scandaleux, la sainteté et l’unicité du mariage ; suppliant le Précurseur de donner à Votre Sainteté le courage de rappeler à la face du monde la vraie doctrine concernant le mariage naturel et chrétien.

En la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre 2015
+Bernard FELLAY

Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X

source

images/icones/fleche2.gif  ( 787969 )L'appel au pape par Jean Ferrand (2015-09-29 12:12:55) 
[en réponse à 787968]

L'appel au pape est toujours un droit fondamental de tout fidèle, de tout catholique. Celui-là est particulièrement opportun. Nous nous y joignons par la prière et par le vœu.
images/icones/iphone.jpg  ( 787976 )C'est une heureuse initiative par Ubique Fidelis (2015-09-29 13:41:13) 
[en réponse à 787969]

et plus encore c'est un appel filial au Souverain Pontife, lequel a reçu de Notre Seigneur Jésus-Christ la mission d'affermir ses frères dans la Foi transmise par les apôtres.

Puisse ce message être entendu et relayé. Que nos prières s'unissent et s'élèvent pour que le Bon Dieu donne au Pape et aux pères synodaux de rappeler avec force et charité les vérités naturelles et surnaturelles sur l'essence et la vocation du mariage chrétien et de la famille.

Alors les âmes et le monde seront édifiés!
images/icones/neutre.gif  ( 787988 )l'avis du prieur de Lille : l'abbé Gaudray par Folgoët (2015-09-29 16:53:52) 
[en réponse à 787976]

L'abbé gaudray a fait une analyse autrement plus percutante que celle de Mgr Fellay dont la voix ressemble désormais à celle des évêques "conservateurs" . Il remet en cause la nécessité même du synode et remonte à la racine du mal qu'est l'esprit du concile et sa faculté de remettre en cause la stabilité des lois divines ... et surtout le danger qui menace les fidèles de la Tradition..
Du bien vu !


Bien chers Fidèles,
Dieu seul connaît l'avenir. Pourtant l'étymologie même du mot « prudence » (pro-videre ou « savoir à l'avance ») indique que la pratique de la vertu oblige tout homme à anticiper le cours des événements à venir. Le pasteur d'âmes n'échappe pas à ce devoir.
Il ne lui suffit pas de résoudre les problèmes mais il est de son devoir de fournir les armes adéquates qui permettront à ceux qui lui sont confiés de grandir dans les tempêtes qui s'annoncent.

Le nouvel événement qui ébranle l'Église est le deuxième synode sur la famille qui se tiendra à Rome en octobre. On peut craindre que, devant la pression conjuguée du monde et des progressistes, le pape accorde la permission explicite de donner la communion aux adultères moyennant des conditions qui importent peu, puisque la chose est intrinsèquement immorale. Un autre cas de figure, malheureusement le plus vraisemblable, serait que le synode aboutisse à une conclusion vague qui laisserait à la conscience de chaque prêtre la possibilité de choisir. Mais imaginons que tout cela n'arrive pas, et, qu'au contraire, la doctrine traditionnelle soit proclamée. Les effets d'un tel dénouement seraient-ils tous positifs ? Il ne semble pas. Voici deux dangers qui guetteraient alors les catholiques.
Les âmes perdraient encore un peu plus le sens de l'immutabilité de la loi de Dieu. Dans nos démocraties modernes, nous sommes malheureusement habitués à ces coups de bélier qui ébranlent progressivement les consciences. Tant que les esprits ne se sont pas prêts, les projets de lois se multiplient jusqu'au jour où l'opinion publique est emportée. Il semblerait qu'il en est de même dans l'Église. Le vrai scandale ne serait pas provoqué par les théories fumeuses des progressistes. Ce qui lais¬serait une impression désastreuse dans la conscience des fidèles, c'est que la chose ait pu être objet de discussions. Ce qui resterait dans les mémoires, c'est que pendant plus d'un an, les hommes d'Église aient pu débattre de questions qui trouvent leurs réponses dans l'Évangile et la pratique constante de l'Église.

Le deuxième effet fâcheux atteindrait plus particulièrement les « traditionalistes ». La victoire de la morale catholique engendrerait, chez ceux-là, un mouvement de reconnaissance à l'égard des prélats que l'on qualifie aujourd'hui de conservateurs. De même que les Européens ont volontiers accueilli la culture d'outre-Atlantique après la seconde guerre mondiale, ainsi les fidèles seraient enclins à embrasser l'idéal de l'aile droite du clergé conciliaire. Une interprétation stricte des textes du nouveau magistère jointe à une forte action au sein de l'Église conciliaire apparaîtrait comme la seule attitude raisonnable. La position de la Fraternité Saint-Pie-X serait volontiers jugée abusive, irresponsable et stérile. Il semblerait que la ligne de crête à garder se situe-rait désormais entre les progressistes et les intégristes. Ce serait celle de « l'herméneutique de la continuité » qui, répéterait-t-on, « silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits » (Benoît XVI, le 22 décembre 2005). On prétendrait rejeter « l'herméneutique de la discontinuité et de la rupture », mais on aurait abandonné l'attachement intégral au magistère de toujours.
Fort de ces conjectures, quelle attitude les catholiques doivent adopter devant ces débats dont toute la presse se fait l'écho ? Il ne s'agit certainement pas de prendre parti en se contentant d'espérer que les moins modernistes l'emportent. C'est contre l'existence même d'une telle discussion dans l'Église qu'il faut s'insurger. Que l'affaisse-ment général des mœurs contraignent les pasteurs à se pencher sur des situations inouïes, c'est une chose. Mais qu'ils osent se demander si l'adultère ne pourrait pas être accepté dans l'Église est une impiété qui sera certainement punie par Dieu. Que si, parmi ces évêques, certains s'arrêtent en deçà des conclusions auxquelles leurs principes devraient les conduire, c'est probable-ment un effet de la miséricorde de Dieu. Mais ils ne sont pas pour cela de bons pasteurs. La sincérité ne suffit pas. ♦
Je vous bénis.
Votre tout dévoué
Abbé Thierry GAUDRAY

images/icones/neutre.gif  ( 787993 )Angle d'attaque par Mingdi (2015-09-29 17:39:16) 
[en réponse à 787988]

L'angle d'attaque a effectivement changé. Mgr Fellay s'adresse ici directement et respectueusement au pape. Naguère il l'aurait ignoré et se serait tourné vers les fidèles de la FSSPX pour les mettre en garde, citant éventuellement le Pontife à la 3ème personne. L'analyse pourtant est la même que celle de l'abbé Gaudray, ou celle de l'abbé Simoulin (voir tradinews), ou encore celle de l'abbé Castelain (Combat de la Foi catholique). C'est logique : le chef s'adresse à son chef. Le bientôt chef de la prélature personnelle FSSPX s'adresse au successeur de Pierre. Je vais écouter ce soir le cardinal Burke. Cela risque de ressembler à du Mgr Fellay. Et alors? Au concile Vatican II il y avait le Coetus Internationalis Patris qui s'est opposé aux mauvais conseillers du pape. Pourtant un seul (deux en fait) de ses membres a été conséquent dans son opposition tout en restant fidèle au pape. Les autres sont devenus des chiens muets. Attendons la suite et prions.
images/icones/neutre.gif  ( 787999 )Et que propose l'abbé ? par Meneau (2015-09-29 19:07:36) 
[en réponse à 787988]

Vous croyez vraiment que le pape peut, maintenant, annuler la deuxième partie du synode ???

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 788008 )propositions implicites de l'abbé Gaudray par Folgoët (2015-09-29 21:07:57) 
[en réponse à 787999]

L'abbé remonte aux causes du mal qu'est l'esprit et la lettre du concile : la fonction du nouveau magistère est d'adapter l'enseignement ("la tradition") à l'évolution de la foi et des moeurs du peuple de Dieu. Le synode est tout à fait dans la perspective du concile et du schéma sur la "tradition vivante" (Dei Verbum paragraphe 8 sur la tradition ) : Ainsi l’Église, tandis que les siècles s’écoulent, tend constamment vers la plénitude de la divine vérité, jusqu’à ce que soient accomplies en elle les paroles de Dieu.
François ne fait que sonder ce que pense le peuple de Dieu et il tiendra compte de la supplique de Mgr Fellay comme la partie droite de l'église conciliaire... mais il tiendra aussi compte de la partie gauche.

La solution implicite posée par l'abbé Gaudray (et les prêtres fidèles à Mgr Lefebvre) serait donc de revenir sur le concile et cette fausse notion de tradition et de magistère véhiculé par ce funeste concile. Sans quoi on cherche à guérir les effets sans guérir les causes.

Mgr Fellay ne le fait pas, il se situe bel et bien dans la lignée des conservateurs (entendez ceux qui veulent conserver le concile ou faire mine de passer à côté).

Je note au passage que le concile a aussi vicié la doctrine du mariage catholique en inversant les fins du mariage (GS 48) et que Mgr Fellay n'en dit rien. Comment se prétendre défenseur du mariage chrétien quand on ne dénonce pas clairement l'esprit onaniste sous jacent à toute la pastorale moderne ? Le monde de la tradition (Suisse) en serait il atteint ?

images/icones/hein.gif  ( 788018 )On ne lit pas la même chose par gguivarch (2015-09-29 22:28:31) 
[en réponse à 788008]


Je note au passage que le concile a aussi vicié la doctrine du mariage catholique en inversant les fins du mariage (GS 48)



Lisez bien :


Et c’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui, tel un sommet, en constituent le couronnement. Aussi l’homme et la femme qui, par l’alliance conjugale « ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6), s’aident et se soutiennent mutuellement par l’union intime de leurs personnes et de leurs activités ; ils prennent ainsi conscience de leur unité et l’approfondissent sans cesse davantage. Cette union intime, don réciproque de deux personnes, non moins que le bien des enfants, exigent l’entière fidélité des époux et requièrent leur indissoluble unité [106].



Source

Je comprends :

1/ Par sa nature l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation

AUSSI

2/l’homme et la femme qui, par l’alliance conjugale « ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6), s’aident et se soutiennent mutuellement par l’union intime de leurs personnes et de leurs activités.


Et là je cherche vainement

l'esprit onaniste sous jacent à toute la pastorale moderne

images/icones/neutre.gif  ( 788025 )Et le mariage gay? par Mingdi (2015-09-29 22:45:12) 
[en réponse à 788018]

C'est pour la procréation?
images/icones/bible.gif  ( 788026 )Vraiment on ne lit pas la même chose par gguivarch (2015-09-29 22:48:51) 
[en réponse à 788025]

1/ procréation

AUSSI (donc)

2/ soutien mutuel
images/icones/neutre.gif  ( 788046 )Relecture de Gaudium et Spes § 47 à 52 par Mingdi (2015-09-30 11:09:28) 
[en réponse à 788026]

Je viens de les relire. Neuf pages. C'est le salmigondis habituel des textes de Vatican II. A combien se sont-ils mis pour rédiger ce pensum? Comme d'habitude on y trouve tout ce qu'on veut et il y a plusieurs lectures possibles. Il y a tout de même certaines constantes de style. Le mot "dignité" y revient à plusieurs reprises, comme s'ils s'étaient donné le mot :
- dignité originelle de l'état de mariage
- dignité particulière des expressions du corps
- égale dignité personnelle de la femme et de l'homme
- dignité de l'amour conjugal
- fiançailles vécues dans la dignité.
Inversion des fins du mariage? Bien entendu on ne trouve pas la phrase suivante : "le concile affirme que la satisfaction mutuelle des époux prime sur la procréation", mais "conjugal" précède souvent "familial" :
- communauté conjugale et familiale
- institution matrimoniale et familiale
- le bien des époux, des enfants et aussi de la société
- union intime de deux personnes non moins que le bien des enfants.
Toujours est-il que cela a abouti sur le Synode de 2015. Il doit bien y avoir une raison.
images/icones/neutre.gif  ( 788050 )Gaudium et Spes : suite par Mingdi (2015-09-30 11:32:31) 
[en réponse à 788046]

On peut noter aussi :
- des mises en garde contre les risques de surpopulation : "en certaines régions de l'univers, ce n'est pas sans inquiétude qu'on observe les problèmes posés par l'accroissement démographique", "une saine régulation de la procréation humaine"
- mise en garde contre l'érotisme : " (l'amour conjugal) dépasse donc de loin l'inclination simplement érotique qui, cultivée pour elle-même, s'évanouit vite et d'une façon pitoyable". On remarquera que c'est cet argument de l'emprise de l'érotisme qui a permis à la princesse Caroline de Monaco de casser son mariage au tribunal de la rote.
- le passage le plus croquignolet est probablement GetS §49-3 dont : "le véritable amour conjugal sera tenu en plus haute estime, et une saine opinion publique se formera à son égard, si les époux chrétiens donnent ici un témoignage éminent de fidélité et d'harmonie, comme de dévouement dans l'éducation de leurs enfants, et s'ils prenent leurs responsabilités dans le nécessaire renouveau culturel, psychologique et social en faveur du mariage et de la famille." Au boulot, les jeunes!
images/icones/iphone.jpg  ( 788028 )Cher ami par Folgoët (2015-09-29 23:13:32) 
[en réponse à 788018]

Votre passage au MJ ne vous a t il pas rappelé tout ce que Mgr Lefebvre enseignait à ce sujet ?
Regardez le résultat chez les ralliés .. La méthode dite "naturelle " de régulation des naissances est la norme incontestee . C'est contre l'esprit du mariage catholique.

L'inversion des fins dans GS est dans la présentation du texte : on met le soutient mutuel dans le premier paragraphe et la procréation dans le second ( fin seconde ) .. Malin le malin ..
images/icones/idee.gif  ( 788065 )Ce serait intéressant en effet d'en causer ! par gguivarch (2015-09-30 14:35:38) 
[en réponse à 788028]

Manifestement on se connaît ! Il est vrai que j'interviens sous mon vrai nom. Si donc on se connaît se serait sympa d'en discuter autour de ce qui va bien :) Je n'ai jamais refusé d'abreuver sédévacantistes, résistants voire progros tant que l'on peut discuter sereinement.

Mon adresse de courriel : nom (sans apostrophe) point prénom arobase free point fr

Gilles GUIVARC'H

images/icones/1a.gif  ( 788067 )Vous n'auriez pas de la famille par Fennec (2015-09-30 14:41:15) 
[en réponse à 788065]

sur Grenoble par hasard ?
Nous avons à l'école des enfants qui portent votre patronyme...
images/icones/bravo.gif  ( 788069 )Ouaip ! Exact ! par gguivarch (2015-09-30 15:03:11) 
[en réponse à 788067]

Bien joué Fennec !
images/icones/1b.gif  ( 788072 )De rien, c'était facile ! par Fennec (2015-09-30 15:51:15) 
[en réponse à 788069]

J'ai 2 charmantes petites filles de ce nom (CE2 et CE1) dans le cours de chant que je donne à l'école Saint Pierre-Julien Eymard à Meylan...

Bien à vous.

images/icones/1n.gif  ( 788009 )Il n'y a rien à proposer! par Miserere (2015-09-29 21:12:03) 
[en réponse à 787999]

Nous avons affaire à un Pape très rusé, manipulateur et qui sait ce qu'il veut.

Après avoir fait le ménage lors du premier Synode, il ne va pas s'arrêter en si bon chemin, l'aspirateur est passé.

Ce n'est pas des suppliques ou pétitions de tout genre de conservateurs qui va l’arrêter.

On voit dans cette supplique à quel point Monseigneur Fellay s'est fait coincer, c'est trop fort pour lui.

Le pape sait offrir des cadeaux pour arriver à ses fins, il est très fort.

Malheureusement Monseigneur Fellay ne peut plus condamner (c'est fini pour la FSSPX) les actes de Rome mais juste supplier le Saint Père.

Bien je ne dit pas que la démarche de Monseigneur Fellay est mauvaise, mais il devient au même niveau que les évêques et cardinaux qui interpellent le Pape sur ce Synode.

Maintenant nous sommes ED, adieu le combat.
images/icones/neutre.gif  ( 788024 )La forme et le fond par Mingdi (2015-09-29 22:41:07) 
[en réponse à 788009]

La forme a changé, pas le fond. L'analyse critique faite par Mgr Fellay est beaucoup plus serrée que celle de ses abbés. Alors le rusé pape François a-t-il réussi à embobiner Mgr Fellay? Il me semble que ce dernier voit bien où on veut en venir : "Nous prions donc pour que la vérité évangélique du mariage, que devrait proclamer le Synode, ne soit pas contournée en pratique par de multiples « exceptions pastorales » qui en dénatureraient le sens véritable" (Mgr Fellay) Oui, les exceptions qui confirment la règle et qui deviennent la règle, comme d'hab. Il faut communier sur la langue, mais on admettra les exceptions. Le latin sera conservé, mais on admettra le vernaculaire. Les divorcés-remariés ne pourront pas communier, sauf si le prêtre en décide autrement. Le mariage gay? mais c'est une exception! C'est rusé, mais cela sent le réchauffé et la ruse de balayeur. Je viens d'entendre le cardinal Burke. Doux, paisible,pieux, il est entré au séminaire en 1962 comme certain docteur qui en a été éjecté. Il ne jure que par la réforme continue et herméneutique annoncée par Vatican II. Cherchez la différence...
images/icones/neutre.gif  ( 788038 )Pas d'accord avec vous... par Pol (2015-09-30 05:54:35) 
[en réponse à 788009]

...nous ne sommes pas ED et le combat continuera inlassablement. Je comprends votre pessimisme ce matin, mais attendez , vous serez surpris... Merci, Mgr Fellay pour votre combat.
images/icones/neutre.gif  ( 788041 )Mais les deux sont nécessaires !!! par Meneau (2015-09-30 08:35:46) 
[en réponse à 788009]

1 - Il y a un temps pour dénoncer ad intra les erreurs de l'Eglise conciliaire et en analyser les causes pour les fidèles.

2 - Et il y a un temps, tout au moins lorsqu'on reconnaît encore le pape actuel comme autorité légitime de l'Eglise, pour se tourner filialement vers cette autorité.

Ceux qui font le 1 mais pas le 2 s'enferment dans leur club de pharisiens schismatiques où l'on se tape sur le ventre tous ensemble en disant : "voyez comme ils errent !", mais en se défendant d'être sédévacantiste.

Ceux qui font le 2 mais pas le 1 ont cessé de condamner et se rallient à l'aile droite conciliaire.

Mgr Fellay fait les deux :
- à Lourdes, souvenez-vous par exemple, il a même, excusez du peu, accusé ces prélats qui devraient ouvrir les portes du ciel de plutôt les fermer et d'ouvrir les portes de l'enfer (sic). Vous pouvez aussi lire l'analyse de la lettre aux amis et bienfaiteurs n°83.
- ici, il adresse une supplique au St Père, sachant pertinemment que le synode se fera de toute façon, et que le pape ne fera pas demain une croix définitive sur le concile. Et dans cette supplique même, l'analyse n'est pas si différente de celle proposée par Folgoët, lorsqu'il dit que "la fonction du nouveau magistère est d'adapter l'enseignement ("la tradition") à l'évolution de la foi et des moeurs du peuple de Dieu. Mgr Fellay parle pour sa part des "exceptions pastorales".

Et il n'oublie pas non plus la troisième voie, celle de la prière, en appelant les fidèles à se mobiliser à la veille du synode.

St Paul dans l'Evangile en a appelé publiquement à St Pierre. Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer en ont appelé au pape à la veille des scandales comme Assise.

J'en reviens à ma question : l'abbé Gaudray fait le 1. Et ? Que propose-t-il d'autre ? Ah oui j'oubliais : il en arrive même à insinure que ce serait un mal que le pape promulgue à nouveau la doctrine de toujours ! Un mal pour les traditionnalistes.

Pour ma part je ne vois pas comment un immense bien pour l'Eglise catholique, à savoir l'éventuelle réitération de la saine doctrine, pourrait être un mal pour les traditionnalistes. A moins de considérer que les traditionnalistes sont la seule vraie Eglise.

Cordialement
Meneau