Site dédié à sainte Philomène
[ Me connecter ]
Messages récents | Retour à la liste des messages | Rechercher
Afficher la discussion

Je suis d'accord avec vous sauf
par Gereo 2020-01-16 13:49:53
Imprimer Imprimer

sur la continuité entre Pie XII et Jean XXIII. Je n'aime pas du tout ce terme d' "Eglise conciliare" utilisée aussi bien par les partisans du Concile Vatican II que par ses opposants. Il n'y a pas eu rupture pour moi.
Mais oui, n'en déplaise à certains, François s'inscrit dans la lignée des Papes après le Concile.

Je vous livre cet extrait des pages 116-117 du livre de l'Abbé Claude Barthe Trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? (2006)

"C'était donc l’affrontement de deux blocs, le conci-
liaire et l’anticonciliaire. Redisons-le nettement, les termes.
de droite et de gauche ne sont employés que pour des
raisons de commodité, et résument de manière schéma-
tique une réalité beaucoup plus complexe, les choses
étant déjà loin d’être simples au sein du groupe des
« conciliaires ». Quelle que soit l’importance du retour-
nement qui s'était produit à l’automne précédent, il faut
toujours avoir présent à l'esprit, pour bien comprendre
l'événement de Vatican II, ses suites et les conditions de
sa survie, qu'il a été — parce qu'il ne pouvait qu'être - qu'
une révolution modérée. Dès 1963 et jusqu'à nos jours;
deux tendances se disputent le pouvoir dans le camp des
vainqueurs, une tendance conciliaire tempérée, représ
sentée au conclave par le cardinal Montini, et une ten-
dance improprement dite progressiste car, en fait, le
modernisme doctrinal y dominait de loin les sympathies
marxisantes qui sont le propre du progressisme au sens
strict. Cette seconde tendance considérée comme «de
gauche », en réalité libérale avancée, était alors repré-
sentée par le cardinal Lercaro (elle le sera ensuite par le
cardinal Martini). Elle ne pouvait, ni ne peut, prendre
les rênes, ou en tout cas appliquer ses revendications
diverses et successives, sans provoquer un effondrement
de légitimité. Mais elle a exercé dès le Concile, et elle
exerce toujours, une pression constante, une action de
ferment dans la pâte conciliaire, soit en favorisant direc-
tement et puissamment l’avancée des réformes, soit au
contraire en tenant lieu, de manière ambiguë, de repous-
soir au moyen des «excès » théologiques et des « abus »
liturgiques de sa frange extrême."

L'élection de François ne vient pas démentir ce que disait C. Barthe en 2006 : Jorge Bergoglio représente certes bien cette tendance du Concile qui va du cardinal Lercaro au cardinal Martini en passant par le groupe de Saint Gall, qui a sans doute joué un rôle dans son élection.

Mais appelé à régner, pour prévenir toute contestation de légitimité, il continue de maintenir malgré tout cette tendance progressiste-moderniste au centre, même s'il lui donne davantage davantage le droit de s'exprimer que ses prédécesseurs, ce qui n'est pas sans causer beaucoup de troubles, je vous l'accorde. En 7 années de pontificat les changements ont été très limités, on est loin, très loin, fort heureusement, de ce qui se passe dans d'autres églises épiscopaliennes qui ne savent pas contenir leurs courants libéraux.


  Envoyer ce message à un ami


 Pourquoi Benoît XVI parlait-il de sa sécurité? par Chicoutimi  (2020-01-16 06:06:55)
      Je ne vois pas... par Pétrarque  (2020-01-16 06:37:47)
          Petit rappel... par Chicoutimi  (2020-01-16 07:11:17)
              Nous sommes ici quelques uns par Pétrarque  (2020-01-16 07:17:18)
                  ah! par Eonix  (2020-01-16 09:47:38)
                  A votre aise par Regnum Galliae  (2020-01-16 10:44:59)
                      il y a une continuité entre Benoît XVI et François par Regnum Galliae  (2020-01-16 10:47:01)
                          Je suis d'accord avec vous sauf par Gereo  (2020-01-16 13:49:53)
                      Merci de ne pas me faire dire n'importe quoi par Pétrarque  (2020-01-16 10:58:18)


30 liseurs actuellement sur le forum
[Valid RSS]