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Les 16 Bses Carmélites de Compiègne par Père M. Mallet 2017-07-17 09:31:39 Imprimer Imprimer

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Arrêtées et condamnées au plus fort de la Terreur, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur mort paisible sur l'échafaud impressionnera les foules. Elles ont été béatifiées en 1906.
(...)
Les seize religieuses, conduites par leur supérieure, mère Thérèse de Saint-Augustin, quittent la prison vers 18 heures et prennent le chemin de la guillotine en chantant des cantiques tout au long du parcours (le Miserere, le Salve Regina). Vêtues de leurs manteaux blancs de religieuses, elles descendent des charrettes, puis se mettent à genoux et entonnent le Te Deum, prononcent le renouvellement de leurs vœux et chantent le Veni Creator. À 20 heures, les assistants du bourreau Charles-Henri Sanson viennent chercher la première, qui est aussi la plus jeune, sœur Constance de Jésus, une novice. Elle fait une génuflexion devant la mère supérieure pour lui demander la permission de mourir. En montant les marches de l'échafaud, elle entonne le Laudate Dominum (psaume chanté lors des fondations des carmels, avec la symbolique de fonder au Ciel une nouvelle communauté).
Les quinze autres carmélites sont exécutées ensuite. Sœur Marie Henriette de la Providence, l'infirmière, est l'avant-dernière ; la mère supérieure, mère Thérèse de Saint-Augustin, passe en dernier. Les chants des religieuses, durant leur parcours jusqu'à la guillotine, puis gravissant l'échafaud, impressionnent fortement la foule qui assiste en silence au transfert des religieuses et à leur exécution. « On ne saurait croire l'impression de respect que commandait le dévouement de ces généreuses victimes ; toutes soupiraient après le moment de leur sacrifice, toutes s'exhortaient a rester fermes et généreuses dans le dernier combat... ; elles avaient l'air d'aller à leurs noces. » (témoignage d'un employé de la prison).
Les religieuses sont guillotinées le 17 juillet, et la Terreur prend fin le neuf thermidor an II (28 juillet 1794), avec l'exécution de Robespierre et de ses compagnons, renversés par une coalition hétéroclite, de droite et de gauche mais tous les comploteurs craignant pour leur sécurité personnelle. Certains mystiques virent dans l'arrêt de la Terreur, onze jours après la mort des carmélites, une réponse positive à la prière des religieuses.



* Deux prêtres de la famille de mon père furent guillotinés ensemble une dizaine de jours après la chute de Robespierre.

* Il y a 10 mois, lors de la Messe d'installation du nouveau curé de Compiègne, feu le Père Serge Maroun (et de votre serviteur), le maire de Compiègne avait exprimé son vif désir de les voir canonisées ...de son vivant.
Il ne manque qu'un miracle.

* A cette même date, les deux paroisses de Compiègne ont fusionné en une seule, placée sous le patronage de ces Bses Carmélites.


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