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Des vêpres anglicanes au cœur de la chrétienté par Ennemond 2017-03-31 09:17:42 Imprimer Imprimer


Pour la première fois, des vêpres anglicanes ont été célébrées à la basilique Saint-Pierre de Rome lundi 13 mars 2017, annonçait Radio Vatican. L’office a été présidé par l’anglican David Moxon, directeur du Centre anglican de Rome, avec la participation de Mgr Arthur Roche, secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui prononça une homélie depuis l’autel de la Chaire de Saint-Pierre. Le prélat a salué « ce moment historique », tout en rappelant qu’il y a 1420 ans Augustin de Cantorbéry, vénéré comme un saint par les catholiques et les anglicans, fut envoyé auprès du roi Aethelberht de Kent ( 616), par le pape saint Grégoire Ier (590-604) pour annoncer l’Evangile en Angleterre.

Mgr Roche a souligné sans sourciller qu’« il y a 30 ou 40 ans, il était mal vu qu’un anglican vienne en pèlerinage à Rome et qu’un catholique aille à Cantorbéry. Maintenant, c’est moins difficile, et cette proximité dans l’ordre de la charité et de la fraternité est quelque chose que nous devons faire, parce que c’est obéir au commandement du Seigneur ». Et d’ajouter que ces vêpres priées ensemble ont été l’occasion de demander à Dieu « le don de l’unité, comme un signe de fraternité entre chrétiens ».
Cette cérémonie anglicane intervenait après la visite du pape François, le 26 février, à la paroisse anglicane de Rome (la première effectuée par un pape), et cinq mois avant une célébration œcuménique des vêpres par le pape François et l’anglican Justin Welby, dans la basilique San Gregorio al Celio à Rome.

Justement indignés par cette cérémonie anglicane dans la basilique qui est le cœur de la chrétienté, environ 80 fidèles ont récité un chapelet de réparation publique, à l’entrée de la place Saint-Pierre, après avoir assisté à la messe ad tollendum schisma, dans la chapelle de la Fraternité Saint-Pie X à Rome.

A l’issue de cette profession de foi, les fidèles qui étaient dirigés par la Milice de l’Immaculée et accompagnés par quelques prêtres du prieuré d’Albano, ont distribué aux passants des tracts expliquant la portée d’un tel geste œcuménique et la signification de leur prière de réparation.

Commentaire : Il est nécessaire de rappeler en quoi ces cérémonies œcuméniques sont condamnables et l’attitude traditionnelle de l’Eglise dans ces situations. Saint Thomas d’Aquin explique que l’on pèche contre le premier commandement lorsqu’on n’adore pas le vrai Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, ou qu’on adore le vrai Dieu dans une mauvaise voie. Ceux qui ne reconnaissent pas Notre-Seigneur Jésus-Christ comme vrai Dieu et vrai homme, ayant fondé l’Eglise catholique comme son unique Eglise à enseigner ce qu’il a transmis, n’adorent pas le vrai Dieu. Ainsi celui qui admet ce qu’il veut de ce que l’Eglise enseigne, et n’admet pas ce qu’il ne veut pas admettre, à partir de ce moment-là il n’adhère plus à l’enseignement de l’Eglise comme à une règle infaillible, mais à sa propre volonté. (S.T. IIa IIæ pars) C’est le cas des Protestants, Anglicans inclus. Comme le pape Léon XIII l’enseigne dans l’encyclique Satis Cognitum (sur l’unité de l’Eglise, 29 juin 1896) : Celui dont l’opinion diverge même sur un seul point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême ainsi que le motif officiel de la foi.

Pour les catholiques, la façon de rendre honneur à Dieu, en particulier dans le culte public et officiel ne doit être que la liturgie de l’Eglise établie selon la règle de la foi. La règle de la foi est la règle de la prière. Recourir à un autre culte, ou à un culte ambigu ou déficient dans la liturgie est une offense à Dieu.

L’Eglise a toujours condamné la confusion de la foi. Parce que Dieu a le droit d’être honoré et servi conformément à ce qu’Il est et à ses exigences. Parce que le salut éternel des fidèles en dépend. Encourager le fidèle à rester dans ses erreurs à propos de Dieu, la foi et la façon de lui plaire est un scandale, un péché contre la charité. Dans le cas d’une liturgie commune, l’Eglise a condamné la communicatio in sacris ou « acte commun du culte sacré » dans le Code de droit canonique de 1917 (Canon 1258.1) : « Il est illégal pour les fidèles d’aider d’une manière active, ou de prendre part aux services sacrés des non catholiques. »

(Sources : radiovatican/zenit/fsspxItalie – DICI n°352 du 31/03/17)

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