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Pour mémoire par XA 2017-02-21 09:57:29 Imprimer Imprimer

Ce qu’en disait alors DICI :


Nouvelles de Campos



Communiqué des Pères de Campos



« Le Saint-Père, le Pape Jean-Paul II a signé la lettre d'accueil et de reconnaissance des Pères de Campos de
l'Union Sacerdotale Saint Jean Marie Vianney et des fidèles catholiques assistés par eux. - S. Em. le cardinal
Dario Castrillon Hoyos, Rme Préfet de la Congrégation pour le Clergé, au nom du Pape, viendra à Campos, le
18 janvier, vendredi prochain, pour, dans la cathédrale diocésaine, à 18 heures, officialiser cette
reconnaissance. Les détails seront donnés par S. Em. le cardinal lors de la cérémonie, durant laquelle seront
lus les documents officiels. - Tous les fidèles sont conviés à cette cérémonie ».


Sommaire



Déclaration conjointe de Mgr Rangel et de l’évêque du lieu



Le diocèse de Campos et l'Union Sacerdotale Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney ont la satisfaction de
communiquer à tous les prêtres, fidèles catholiques, et autres personnes en général, que notre Saint
Père, le Pape Jean-Paul II, a signé le document d'accueil dans la pleine communion ecclésiale des
prêtres de Campos, membres de l'Union sacerdotale saint Jean-Marie Vianney, ainsi que des fidèles
catholiques assistés par eux. Ils sont de ce fait considérés comme parfaitement insérés au sein de la
sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine.



Cet accueil sera officialisé par une cérémonie solennelle célébrée, au nom de notre Saint Père le Pape,
dans la basilique cathédrale du Saint Sauveur par Son Eminence le Cardinal Dario Castrillon, préfet de la
Sacrée Congrégation pour le Clergé, le 18 janvier 2002, en présence de Son Excellence le Nonce
Apostolique, Mgr Alfio Rapisarda, ainsi que d'évêques de la région, avec la participation des prêtres du
diocèse de Campos et de l'Union Sacerdotale Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.



La cérémonie consistera en la lecture des documents officiels suivie du chant du Te Deum, hymne officiel
d'action de grâces. Suivra un moment marial, un hommage à Notre Dame dans l'église du Cœur
Immaculé de Notre Dame du Rosaire de Fatima ( P. Fernando), à laquelle assisteront les prêtres de
l'Union Sacerdotale.

Des détails supplémentaires seront donnés par Son Eminence le Cardinal Castrillon au cours de la
cérémonie.



Nous nous souvenons, de plus, de l'appel du Saint Père, le Pape Jean-Paul II :

« Tous les pasteurs et les autres fidèles doivent aussi avoir une conscience nouvelle non seulement de la
légitimité mais aussi de la richesse que représente pour l'Eglise la diversité des charismes et des traditions de
spiritualité et d'apostolat. Cette diversité constitue aussi la beauté de l'unité dans la variété: telle est la
symphonie que, sous l'action de l'Esprit-Saint, l'Eglise terrestre fait monter vers le ciel ». (Motu proprio
Ecclesia Dei adflicta).



C'est donc avec une joie intense que nous faisons part à tous de ce geste de bonté de Notre Saint Père
le Pape, en formant le vœu de voir s'accroître l'union entre les Catholiques, « l'unité dans la variété »,
comme le demande le Saint Père lui-même, dans la même Foi et la même Charité, pour la plus grande
gloire de Dieu et l'honneur de la Sainte Eglise.



Campos dos Goytacazes, 14 janvier 2002

Mgr Roberto Gomes Guimarães - évêque diocésain de Campos
Mgr Licínio Rangel - évêque supérieur de l'Union Sacerdotale


Sommaire



Interview de Mgr Fellay



Mgr Fellay, Supérieur général de la Fraternité, a accordé un entretien à l’agence Apic, le 9 Janvier dernier
au sujet des accords entre Rome et Campos.
L’agence Apic a donné pour titre : « La réconciliation avec Rome devrait survenir durant ce pontificat ». Vous
verrez en lisant l’interview que le journaliste a « interprété » les propos de Monseigneur Fellay.



Commentaire du journaliste Jacques Berset :

La réconciliation avec Rome va prendre du temps, mais elle devrait survenir encore durant ce
pontificat, le pape 1e souhaite, a déclaré mercredi à l'APIC Mgr Bernard Fellay, supérieur général
de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. "Les ponts ne sont pas coupés avec Rome" admet
l'évêque schismatique d'origine valaisanne. Il attend cependant toujours une réponse à sa lettre
envoyée au cardinal Castrillon-Hoyos le 22 juin dernier.

Le disciple de feu Mgr Lefebvre - d'après ses renseignements - confirme que le pape a signé un
décret concernant la reconnaissance d'un petit groupe traditionaliste brésilien proche de la
Fraternité Saint-Pie X. Il devrait réintégrer prochainement le giron de l'Eglise catholique romaine.
Ce décret, dont il ignore tout de la teneur exacte, concerne uniquement la Société Jean-Marie
Vianney de Campos, au Brésil. "A Campos même, ils n'en connaissent pas les termes. D'après ce
que j'ai entendu, Rome veut offrir à la Société Jean­-Marie Vianney une sorte d "ordinariat. "




APIC: En tant que supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, comment ressentez-­vous la
"défection" de votre confrère, Mgr Licinio Rangel, et de sa communauté, qui était proche de votre
mouvance ?



Mgr Fellay: Je la reçois avec des sentiments mélangés, mais je ne veux pas prendre position a priori.
Nous jugerons Rome à ses actes… Certes, la Société Jean-Marie Vianney de Campos rejoint Rome,
mais j'attends pour voir. La Fraternité Saint-Pie X est dans une phase de discussion avec le
Saint-siège, dans laquelle elle a besoin, de la part de Rome, de marques de confiance. Car la
confiance a été en partie brisée l'an dernier. La façon dont on traitera les traditionalistes de Campos
sera un véritable test. La balle est dans le camp des autorités romaines, qui doivent montrer quelle
place ils entendent donner à la Tradition.

En ce qui nous concerne, nous attendons toujours une réponse à notre lettre du 22 juin 2001 adressée
au cardinal Castrillon-Hoyos, président de la Commission pontificale « Ecclesia Dei » (Cette
commission voulue par Jean Paul II est chargée depuis 1988 de faciliter la réconciliation avec les
lefebvristes et les rapports avec les catholiques traditionalistes, ndr). Des discussions avaient commencé
avec lui il y a un peu plus d'un an et se sont poursuivies jusqu'à mi-2001. Mais depuis, il n'y a eu aucun
développement dans nos rapports avec Rome.



APIC: Craignez-vous qu'il arrive aux traditionalistes de Campos ce qu'il est arrivé à la Fraternité
sacerdotale Saint-Pierre, qui regroupe les traditionalistes restés fidèles a Rome?



Mgr Fellay: Le sort qui leur sera réservé aura une grande importance pour nous. Il s'agit de savoir
comment Rome va se comporter avec nous une fois la reconnaissance acquise. Vont-­ils nous traiter
comme ils ont maltraité la Fraternité Saint-Pierre ? Suivant le vœu exprès du pape dans son Motu
Proprio « Ecclesia Dei afflicta », Rome a donné vie à cette Fraternité pour accueillir les fidèles
attachés à la Tradition. Mais Rome ne soutient pas cette société en butte à l'opposition des évêques
locaux. On les a, de fait, laissés tomber. Dans les âpres disputes internes de la Fraternité Saint-Pierre,
Rome a donné la préférence à la petite minorité plus ouverte à Vatican Il, et non à la grande majorité
qui voulait rester plus traditionnelle.

Au cas où nous acceptons l'administration apostolique que les autorités romaines nous proposent, on
craint que Rome n'applique à notre égard les mêmes méthodes qu'à la Fraternité Saint-Pierre qui a été
muselée et conduite là où elle ne voulait pas aller, vers Vatican Il et la réforme liturgique, lentement mais
sûrement. Nous courons le risque que l'on nous impose des choses que nous ne voudrions pas, comme
célébrer la nouvelle messe, ce dont il n'est absolument pas question, car nous voulons rester à tout prix
fidèles à la messe tridentine. Nos craintes sont fondées, c'est pourquoi nous demandons des signes
concrets et restons très réservés.



APIC: Le responsable de la communauté de Campos, Mgr Rangel, devrait voir son excommunication
« latae sententiae » bientôt levée...



Mgr Fellay: Dans les faits, il n'y a jamais eu de décret d'excommunication contre Mgr Licinio Rangel.
Rome n’a jamais pris position contre lui. D'après ce que j'ai entendu, il devrait être réintégré comme
évêque dans un ordinariat, comparable un peu à un diocèse militaire. Si les gens de Campos sont
bien traités, cela fera avancer les choses en ce qui nous concerne.



APIC: Mais il y a d'autres obstacles sur le chemin de la réconciliation... On pourrait vous imposer le
missel de Paul VI



Mgr Fellay: Surtout pas, car dans ce cas, il n'y aurait pas d'accord... La messe moderne est un point
non discutable. Au contraire, l'autorisation doit être donnée à tous les prêtres du monde de célébrer
selon le rite tridentin. Je l'ai dit dès le départ au cardinal Castrillon-Hoyos, ce n'est pas un objet de
négociation. En ce qui concerne les autres questions doctrinales, Campos a partagé jusqu’à
maintenant exactement les mêmes positions, notamment un « non » clair à la liberté religieuse, à
l’œcuménisme, au dialogue inter-religieux.

Ce sont des choses que nous voulons discuter avec Rome. Si nos positions sont fausses, il faut que
Rome le dise. Il faut que l'on cesse de nous attaquer constamment sur ces points-là si ce que nous
défendons est juste. Or Rome jusqu'ici nous dit qu'il n'y a pas de problème doctrinal, ce qui laisse
supposer que notre position est juste. Le cardinal Castrillon-Hoyos réduit en effet la question à un
problème disciplinaire et juridique, sans vouloir entrer dans les problèmes de fond.



APIC: A vous entendre, les autorités romaines seraient pressées d'en finir!



Mgr Fellay: Du côté de Rome, la préoccupation du moment est le souci d'unité. Tous les efforts
œcuméniques sont faits pour essayer de rapprocher les chrétiens désunis, déchirés. On multiplie les
actes audacieux, surprenants, scandaleux. La résolution de dépasser les différends doctrinaux par des
actes liturgiques communs manifeste la nouvelle attitude oecuménique. Elle fait sérieusement penser
à une volonté de relativiser les problèmes de la pensée au profit de la vie. Nous disons pour notre part
que nous devons traiter les problèmes doctrinaux, même s'il n'est pas nécessaire de régler tous les
détails avant un possible accord.



APIC : Le schisme d’Ecône devrait être pourtant être résorbé à moyen terme...



Mgr Fellay : De notre point de vue, Mgr Lefebvre n’a pas causé de schisme en 1988. Nous sommes
restés dans l’Eglise. Même à Rome, en dépit de la position officiellement admise, nombre de prélats
de la curie et de cardinaux ne sont pas tellement au clair sur l’existence ou non d’un schisme. Nous
avons effectivement des soutiens à Rome. La sympathie dont nous jouissons est difficile à quantifier,
mais je peux dire qu’une majorité souhaite que le problème se termine rapidement.

Rome nous propose d’ailleurs une situation juridique acceptable : une administration apostolique,
mieux qu’une prélature personnelle comme celle de l’Opus Dei. L’administration apostolique, qui est
un quasi-diocèse, est habituellement dirigée par un évêque. Avec une telle structure juridique, nous
pourrions mener une action apostolique autonome sans avoir d’autorisation à demander à l’évêque
diocésain. Nous aurions un véritable diocèse, avec la particularité qu’il s’étendrait au monde entier.
Mais si cette solution laissait intacte la cause qui nous a mis dans la situation dans laquelle nous nous
trouvons aujourd’hui, alors on se retrouverait demain avec le même problème. Les divergences
doctrinales subsisteraient à l’intérieur, car notre refus des réformes postconciliaires demeure. On nous
dit que ce n’est pas très grave, et que l’on traitera ces problèmes après.



APIC : Vous ne faites pas de pronostics concernant la suite des négociations...



Mgr Fellay : Nous n’avons pas actuellement de réunions agencées avec Rome. J’attends toujours la
réponse promise à ma lettre du 22 juin. Je suis très ouvert, mais les discussions doctrinales peuvent
durer dix ans... Rome reviendra à la charge quand le problème de Campos sera réglé. Comme nous
avons la même position doctrinale que Campos, je crois que les autorités romaines pourraient nous
faire la même proposition.

Bien sûr, avec 420 prêtres, 180 séminaristes et quelque 150.000 fidèles répartis dans le monde
entier, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X représente un autre morceau. Rome, qui a sans aucun
doute la volonté de fermer ce chapitre une fois pour toutes, aurait d’autant plus d’intérêt à régler le
problème. Je crois même que cela pourrait arriver sous ce pontificat.

En attendant, I’idée de la liberté religieuse et la pensée du salut universel sont maintenant
profondément ancrées chez beaucoup de catholiques, et les cérémonies et déclarations
œcuméniques et inter-religieuses ne font que corroborer cette nouvelle vision que nous combattons.
Dans ce sens, nous considérons la journée de prière des religions à Assise prévue pour le 24 janvier
2002 comme un nouvel obstacle majeur à un rapprochement avec le Vatican.



et ici l’APIC et ZENIT.

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images/icones/mitre4.png 2017 : 15e anniversaire pour les Pères de Campos... par Chicoutimi (2017-02-21 08:00:56)
     images/icones/floppy.gif Pour mémoire par XA (2017-02-21 09:57:29)
     images/icones/neutre.gif Moyenne d'age élevée par Mingdi (2017-02-23 11:39:41)



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