Mgr Di Noia a tellement raison de rappeler quel est le charisme que l'Eglise discerna lorsque la Fraternité fut approuvée en 1970, charisme qui doit être sa feuille de route, et de souligner que les controverses théologiques ne devraient pas constituer le coeur de la prédication ou de la formation au sein de la FSSPX parce qu'il est vrai que la FSSPX donne l'impression d'être obsédée par ces difficultés, au point d'occulter ce qui est vital pour les âmes.
J'approuve également son rappel concernant l'attitude catholique à adopter par rapport aux enseignements magistériels non irréformables qui apparaîtraient inconciliables avec la Tradition : outre que les difficultés ne doivent pas devenir obsessionnelles, il convient de proposer une critique, avec une "volonté d'acquiescement loyal" (soumission religieuse de l'intelligence et de la volonté dirait le code de droit canon), qui soit positive (chercher autant que possible une interprétation traditionnelle au lieu de se raidir), discrète (éviter de semer publiquement la confusion dans les esprits, nuisant ainsi à l'unité de l'Eglise) et prudente (non péremptoire, le Successeur de Pierre ayant un charisme d'état que je n'ai pas).
Gaudium