...et à des “libelles” que Rome n’a pas répondu, c’est entre autres à un évêque, membre de l’Église enseignante, qui demandait des éclaircissements sur Vatican II et sur la nouvelle messe, et qui le faisait d’ailleurs à l’invitation de Paul VI lui-même !
Plus tard, le même évêque, cette fois sans y être invité, a adressé une demande similaire à Jean-Paul II, en ne lui cachant nullement ce qui, selon lui, était en jeu dans cette nouvelle démarche :
“L’œcuménisme, tel qu’il est mentionné par Votre Sainteté dans divers documents (par exemple Cattechesi tradendae, AAS. 71, p. 1304 / 5), en se basant sur le Concile Vatican II, s’oppose au dogme de foi par lequel hors de l’Église « nullus omnino salvatur » (Concile de Latran IV, DS. 802), ce qui constitue un déni de ce qui est enseigné « ex professo » dans l’Enc. « Mortalium animos » (06/01/1928) de Pie XI. En ce sens, l’affirmation selon laquelle l’Esprit Saint se sert également des confessions non catholiques pour guider les hommes au salut éternel, éliminant le besoin de l’Église catholique comme le seul moyen de salut, est contre la Foi. Avec tout le respect, je me permets de rappeler à V.S. que pour un prélat tomber dans une hérésie signifie perdre ipso facto sa juridiction.”
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que lorsque Luther s’en prit à la papauté, la première réponse de Rome fut de lui envoyer un théologien de valeur, Cajetan, qui répondit aux objections de Luther à l’aide des seuls arguments qui semblaient encore pouvoir toucher l’hérésiarque, à savoir l’Écriture Sainte. Signe qu’
en ce temps-là, Rome avait encore le souci de témoigner de la pureté de sa doctrine sans faire immédiatement valoir des arguments d’autorité...
V.