Thomas Paine et Benjamin Franklin dont les rapports avec la France furent tumultueux faits d'affection et de rejet entremêlés.
Si la Révolution française a fait peur à certains Américains, elle en a inspiré d'autres, en particulier du côté des Jeffersoniens.
Par la suite le grand Tocqueville est allé comprendre l'évolution de ce pays avec beaucoup de finesse. Entre la France et les États-Unis, c'est toujours "je t'aime moi non plus" : vous avez raison quant aux personnes, l'accueil fait aux Français est presque toujours chaleureux en dépit des préjugés désobligeants à notre sujet qui traînent dans la culture de l'Américain moyen. C'est pareil du côté français où les Américains se sentent plutôt bien, même si nous persistons à parler le français, et combien m'ont dit qu'ils avaient envie d'y venir en visite ou d'y revenir.
Quant à la contribution des catholiques français à l'édification du catholicisme américain après l'Indépendance et jusqu'au milieu du XIXe, elle fut très importante.
Ce n'est pas sans émotion qu'on découvre qu'Ambrose Maréchal pss fut le 3è archevêque de Baltimore, le siège historique des USA, et une plaque dans l'ancienne cathédrale signale un don du roi Louis XVIII (cloche ? je ne me souviens plus).
Concernant le traditionalisme, les États-Unis sont aujourd'hui clairement en tête et, pour la FSSPX, le choix des prêtres du district sera important, sachant que Mgr Williamson fut très longtemps supérieur de Winona. Dans ce domaine, les Américains - en attendant les autres continents et c'est pourquoi le statut de la FSSPX doit permettre une expansion - sont aussi le Nouveau Monde et la France l'ancien.