tentative de traduction par jejomau 2012-05-16 14:54:03 |
|
Imprimer |
Chers amis et bienfaiteurs,
"Récemment, des lettres privées concernant les trois évêques de la société et le Conseil général ont été divulguées. Ces documents sont désormais publiques, je tiens à faire quelques remarques.
Tout d'abord, je tiens à dénoncer l'immoralité, ainsi que la nature révolutionnaire, consistant à publier des documents privés. Si il peut être une affaire grave de lire des lettres privées, comme l'enseigne la théologie morale, c'est encore plus grave, de publier ou de distribuer sans autorisation des auteurs. En outre, il est subversif de publier des discussions privées entre supérieurs parce qu'il met des pressions indues sur eux. Un supérieur doit être en mesure de prendre une décision en vue du bien commun et non en vertu d'une pression quelconque.
Habituellement, la défense de la foi est invoquée pour justifier de telles actions. Il est, en effet, clair que la vertu théologique de la foi est au-dessus des vertus morales, mais elle ne saurait être justifiée pour agir contre elles.
Il est essentiel de se rappeler que les lettres de ce genre sont des moyens normaux de communication entre les membres de la société concernant une question très importante. C'est normal et bon que les évêques ou prêtres même de la société soient capables d'exprimer leurs opinions personnelles d'une manière respectueuse et dans un esprit de charité. Encore une fois, c'est leur publication sans le consentement des deux parties, qui est inacceptable.
Quels sont les principes qui doivent nous guider aujourd'hui ? Tout d'abord, nous devons nous demander qui a le pouvoir de prendre une telle décision. Il est clair que le supérieur général a la responsabilité de la société de Saint-Pie X et rendra compte à Dieu tout-puissant. Il est bon de nous rappeler que l'archevêque Marcel Lefebvre lui-même voulait que la question de nos relations avec Rome devaient être mises en oeuvre et décidées par le supérieur général :
Ensuite, en principe, celui qui sera responsable pour les relations avec Rome après et de loin, est le supérieur général de la société, Fr. Schmidberger, qui sera resté six ans comme supérieur général. C'est lui qui, finalement, sera désormais en charge des contacts avec Rome afin de poursuivre les discussions, si en effet elles continuent ou si le contact est maintenu, ce qui ne sera probablement pas le cas pendant un certain temps pendant que l'Osservatore Romano va imprimer un gros titre: « Archevêque Lefebvre, Schismatique, excommuniés. » Pour un certain nombre d'années X, peut-être deux ou trois, je n'ai aucune idée, ce sera la séparation. (Press Conference, Saint, 15 juin 1988)
En fait, la reconnaissance de l'autorité de Mgr Fellay à une telle question est exprimée dans les deux lettres ; d'une part, dans la lettre des trois évêques, la plaidoirie humble de ne pas faire un accord purement pratique implique la reconnaissance de l'autorité du supérieur général de prendre une telle décision. D'autre part, dans la lettre du Conseil général, ce principe est réaffirmé. S'il y a un désaccord sur ce qu'il faut faire, il y a néanmoins le respect et la reconnaissance du principe de l'autorité.
La deuxième notion que nous devons garder à l'esprit est notre attachement à la Rome éternelle. Nous avons toujours professé cet attachement tout en refusant de suivre les tendances neo-modernes de notre temps. Comme l'Église catholique est à la fois humaine et divine, il est nécessaire d'avoir une approche surnaturelle aux problèmes réels au sein de l'Église catholique. C'est pourquoi nous réaffirmons notre foi à la Rome éternelle, au pape Benoît XVI, le vicaire de Jésus-Christ et chef visible de son église, tout en reconnaissant la situation dramatique de l'Église d'aujourd'hui et la tâche difficile mais nécessaire de maintenir ces deux en équilibre.
Le dernier point et non la moindre, est la défense indispensable de la foi en temps de crise. Il ne doit y avoir aucun doute que le combat pour la foi, la dénonciation des erreurs, et la propagation de la Tradition continuerait même au sein d'une « nouvelle structure canonique », que son Excellence Mgr Fellay a affirmé à maintes reprises. Notre supérieur général, et ses assistants, ont exprimé leur conviction que la possibilité d'une Prélature personnelle n'était pas un piège. C'est une question de prudence et des opinions différentes sont possibles, mais la décision finale appartient uniquement au supérieur général.
J'ai été régulièrement et récemment en contact avec son Excellence Mgr Fellay et autres supérieurs de la société. De plus, je peux vous assurer de l'unité qui existe dans notre District, suivant la ligne de l'archevêque Lefebvre, qui continue à se manifester aujourd'hui. Il ne faut pas être perturbé par les médias, qui peuvent prématurément et sans information suffisante, prophétiser beaucoup de choses.
À cette heure, nous ne savons pas quel sera le résultat de cette situation. Est-ce que la société de Saint-Pie X sera « reconnu » ou devrons-nous rester dans la même situation pendant un certain temps de plus ? Nous avons confiance et espérons que quelles que soient les circonstances que la Providence détermine, Elle conduira à une restauration de la Tradition. Laissez-nous donc garder dans nos prières le Saint-Père et Mgr Fellay, que le Saint-Esprit doit guider dans ces circonstances difficiles, en plus de l'ensemble de la société et de ses prêtres. Soyez assuré de mes prières et ainsi le cœur immaculé de Marie protègera la société de Saint-Pie X."
Fr. Arnaud Rostand
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|