est une des nouveautés qui tendent à gommer l'année liturgique (avec les dimanches "ordinaires" qui suppriment la progression des dimanches après la Pentecôte).
Il rompt avec toute la tradition d'Orient et d'Occident (et les byzantins catholiques ont évidemment gardé leur cycle annuel).
Le rite est par définition immuable. L'année liturgique est un rite. Elle est un tout de 12 mois comme la semaine est un tout de 7 jours et elle doit rester immuable (même réflexion pour le psautier réparti sur quatre semaines).
Le cycle de trois ans est fondé sur une erreur. Il vise à donner davantage de "lectures". Mais la messe est prière, prière de l'Eglise, prière du Christ. Elle n'a pas pour but de donner de la lecture mais d'opérer le sacrifice de louange et le sacrifice de la Croix (dans toute son ampleur, avec la Résurrection et la Pentecôte). On ne doit pas confondre la messe avec la lectio divina.
C'est du moins ce que je pense.
PS. L'argument selon lequel on finit par connaître par coeur les épitres et les évangiles, qui dès lors n'apportent plus rien, est non seulement une erreur mais une monumentale impiété. Il y a toujours quelque chose de nouveau dans la parole de Dieu. Et telle est mon expérience. (De même qu'il y a toujours quelque chose de nouveau dans un psaume qu'on dit chaque semaine, ou même chaque jour.) Car ces textes ne sont pas des textes mas des pépites d'éternité, donc inépuisables.
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