LES NOUVEAUX PRETRES
Les temps ne sont plus, où tous leurs fidèles
Leurs étaient donnés dès l’ordination
Ils pouvaient alors, l’époque était belle,
Prendre l’héritage avec les fonctions.
Le curé d’alors pouvait sans déchoir
Paître le troupeau confié à ses soins,
Le garder entier était son devoir
Pour ne perdre aucun de ses paroissiens.
A présent sans cure, plus de paroissiens
Et plus d’héritage ni de succession.
Et le nouveau prêtre, n’héritant de rien,
Avant de gérer, part pour la mission.
Beaucoup trop de prêtres, c’est ce qu’on m’a dit
Sont mis au service des œuvres tradies.
La population qui leur est confiée
N’est pas suffisante pour les rassasier.
S’il y a vraiment peu de ministère
Des églises vides il faudra ouvrir
Et puis les remplir sans en faire mystère,
Prêchant à tous vents et jusqu’au martyr.
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